Introduction
Les Maisons de la sagesse (en arabe : bayt al-ḥikma, بيت الحكمة, transcrit aussi par Dâr al-Hikma ou Beit Al-Hikma) sont apparues au début du IX siècle dans le monde arabo-musulman. Bien que l'on ait encore du mal à cerner ces institutions, elles étaient en tout cas une association de magasins de bibliothèques, de centre de traductions et de lieu de réunions, vraisemblablement en vue de traduire les ouvrages en persan de cosmologie, d'astrologie, de poésie et d'histoire. Le rôle originaire de la "maison de la sagesse" a été voulu par Al-Mansûr et les premiers califes abbassides, comme un lieu de traduction des ouvrages perses en arabe, en vue de légitimer le califat abbasside comme successeur des Sassanides.
Sans les y réduire (voir plus bas), on évoque couramment leur rôle majeur dans la transmission de l'héritage des civilisations : bien sûr grecque, perse et du Moyen-Orient, mais aussi indienne, chinoise, etc. Cet aspect fait de ces maisons un des symboles de l'âge d'or de la science arabe, comme lieu de collecte, de diffusion, de copie et de traduction de la littérature d'adab (les belles-lettres).