Elle se traduit notamment par une asthénie (avec courbatures), une hypotension artérielle, un amaigrissement (avec anorexie) et une mélanodermie (hyperpigmentation au niveau des points de frottement et des muqueuses due à l'origine commune des voies de contrôle de la mélanogénèse et de l'axe hypothalamo-hypophyso-corticosurrenalien (voir pro-opiomélanocortine)) d'où le second nom de maladie bronzée donné à la maladie d'Addison.
On observe une hyponatrémie et une hyperkaliémie dues à l'insuffisance d'aldostérone (impliquée dans la réabsorption rénale du sodium et l'excrétion rénale du potassium). On peut également observer une hypoglycémie expliquée par l'insuffisance de cortisol (ayant un rôle hyperglycémiant), et un goût prononcé pour le sel.
Le diagnostic est, en pratique, difficile, plus de la moitié des patients atteints ayant vu plusieurs médecins avant que le diagnostic en soit fait.
La maladie d'Addison peut être associée avec d'autres maladies de mécanisme auto-immune comme par exemple le vitiligo, le diabète de type I et certaines formes d'hypothyroïdie.