Martin B-26 Marauder

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Introduction

Martin B-26 Marauder
B-26F.jpg Vue de l'avion
ConstructeurÉtats-Unis Glenn L. Martin Company
RôleBombardier moyen
StatutRetiré du service
Premier vol25 novembre 1940
Mise en serviceDécembre 1941
Date de retrait1948
Nombre construit5 288
Équipage
7
Motorisation
MoteurPratt & Whitney R-2800-41 Double Wasp
Nombre2
TypeMoteur en étoile
Puissance unitaire1 850 ch
Dimensions
Envergure19,81 m
Longueur17,75 m
Hauteur6,05 m
Surface alaire48,12 m²
Masses
À vide11 476 kg
Avec armement16 783 kg
Maximale17 328 kg
Performances
Vitesse maximale454 km/h (Mach 0,36)
Plafond7 200 m
Vitesse ascensionnelle365,4 m/min
Rayon d'action1 850 km
Armement
Interne11 mitrailleuses Browning M2 de 12,7 mm (6 en poste fixe sur le fuselage et 2 pour chaque tourelle dorsale et arrière)
Externe1 814 kg de bombes

Le Martin B-26 Marauder fut un bombardier moyen américain utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale sur le front européen et dans la guerre du Pacifique. À la fin de la guerre, 5 157 exemplaires avaient été construits.

Historique

Un B-26 Marauder en vol

Le B-26 fut conçu en vue de répondre à une spécification émise en 1939 par l'US Army Air Corps. Le cahier des charges Circular Proposal 39-640 demandait un bombardier moyen propulsé par 2 moteurs. Six mois plus tard, le Martin Model 179 apparaissait et au fur et à mesure des travaux, les militaires s'aperçurent qu'il était le modèle ayant la plus grande avance technologique. Si bien qu'en septembre 1939, la pression de la guerre en Europe devenant de plus en plus importante, la firme Américaine Martin bénéficia d'un contrat portant sur 201 appareils avant même la construction du premier exemplaire. Cette démarche, sans précédent dans l'histoire de l'USAAC, dispensait le constructeur de la mise au point de prototypes et d'appareils de pré-série, de telle sorte que le premier B-26 de série effectua le vol initial le 25 novembre 1940. Il entre en service pour la première fois le 8 décembre 1941 soit quelques jours après l'attaque japonaise sur la base américaine de Pearl Harbor. Dans le Pacifique, il s'illustra pendant la bataille de Midway. Le Marauder fut définitivement retiré du service en 1948 et la dénomination de B-26 passa au Douglas Invader.

Caractéristiques de l'appareil

Les essais officiels montrèrent que le B-26 affichait des performances supérieures aux exigences du programme, mais au détriment des qualités de pilotage à basse vitesse. Le B-26A bénéficia alors de certaines améliorations jugées nécessaires, toutefois l'augmentation du poids en charge qui en résulta entraîna des accidents de plus en plus nombreux (ces incidents lui valurent le surnom de la part des pilotes de « Widow Maker » (faiseur de veuves). Une commission d'enquête fut nommée en vue de déterminer s'il convenait ou non d'interrompre la production. Suite à cela, les spécialistes se prononcèrent pour des modifications destinées à accroître la tenue de vol à basse vitesse et pour une révision des techniques de pilotage, ce qui fut obtenu à partir de la version "F" par augmention de l'angle de calage de l'aile (angle d'incidence de l'aile plus élévé par rapport à la ligne de vol de l'appareil).

Baptisé par la suite Marauder, cet avion se présentait comme un monoplan à aile haute cantilever au fuselage spacieux, de section circulaire, dans lequel prenait place un équipage de cinq hommes (puis sept). Équipé d'un train d'atterrissage tricycle, l'appareil était propulsé par deux moteurs en étoile Pratt & Whitney R-2800-5 de 1 850 ch (1 380 kW) chacun. Poursuivant sa carrière, le Marauder devait enregistrer le taux de pertes le plus bas de tous les avions américains employés en Europe par la 9 USAAF.

Engagements

Dès décembre 1941, l'appareil entra en service au sein de l'USAAF dans le Pacifique, ce fut par ailleurs le premier bombardier moyen à être utilisé dans les campagnes du Pacifique. Puis, des B-26B et B-26C firent leur apparition en Afrique du Nord avec l'opération Torch en novembre 1942 dans douze unités appartenant aux 17, 319 et 320 Bombardment Groups de la 12 USAAF. Les B-26 furent donc utilisés lors des divers débarquements méditerranéens et fournirent un appui remarquable aux troupes alliées en Corse, en Italie, en Sardaigne, en Sicile et dans le sud de la France avec notamment l'opération Anvil Dragoon. Utilisé dans des missions tactiques, le Marauder prit une place de plus en plus importante dans la 9 USAAF

Leur capacité de bombardement à basse altitude fut aussi l'une des raisons du peu de pertes de troupes américaines à Utah Beach lors du débarquement de Normandie.

L'appareil a aussi volé sous d'autres cocardes que celle américaine. En vertu de la loi Prêt-Bail la RAF prit en compte 522 Marauder, qui volèrent dans 4 Squadrons (14, 39, 326, 327) et 454 Marauder opérèrent dans les Squadrons 12, 21, 24, 25 et 30 de la South African Air Force qui évoluèrent aux côtés des B-26 de la 12 USAAF.

Enfin, après le débarquement allié en Afrique du Nord, plusieurs groupes français des Forces aériennes françaises libres furent réarmés avec cet appareil.

Ne pas confondre avec l'appareil dénommé Invader, dont la désignation initiale fut A-26, puis devint B-26 lorsque le marauder fut retiré du service US après le second conflit mondial.

Les versions

Les différents types d'appareils selon les dénominations américaines

Un bombardier Martin B-26 en vol

  • B-26 : première version de série (201 exemplaires construits).
  • B-26A : identique au B-26, mais doté de moteurs R-2800-9 ou 39 de 1 850 ch (1 380 kW) et possédant une capacité en carburant accrue, 1 lance-torpilles externe, des circuits modifiés et un armement plus lourd (139 exemplaires construits).
  • CB-26B : quelques B-26B transformés en avions de transport
  • B-26B : version améliorée, la plus répandue, équipée de moteurs R-2800- 41 de 2 000 ch (1 491 kW), d'un armement révisé et d'un blindage plus important ; à partir du 642 exemplaire, envergure plus longue de 1,83 m, dérive plus haute et armement renforcé (1 883 exemplaires construits)
  • AT-23B (puis TB-26B) : 208 B-26B modifiés en 1943 en remorqueurs de cibles pour l'entraînement des mitrailleurs.
  • B-26C : version de série, produite à Omaha (Nebraska), identique au B-26B mais avec des R-2800-43 (motorisation), 1 210 exemplaires construits.
  • AT-23C (puis TB-26C) : 375 B-26C transformés en 1943 en remorqueurs de cibles pour l'entraînement des mitrailleurs.
  • B-26F : version de série avec une incidence de voilure différente, destinée à améliorer la tenue de vol au décollage et dotée d'équipements différents (300 exemplaires construits)
  • B-26G : version identique au B-26F, mais présentant des modifications de détail (893 exemplaires construits)
  • TB-26G : dernière variante de série du B-26G, utilisée pour l'entraînement des équipages ou le remorquage de cibles (57 exemplaires construits, dont 47 cédés à l'US Navy sous la dénomination de JM-2)
  • XB-26H : 1 exemplaire de B-26G transformé pour recevoir le train d'atterrissage prévu sur le Boeing B-47.
  • JM-1 : dénomination de 225 AT-23 transférés à l'US Navy.
  • JM-1P : un petit nombre de JM-1 transformés pour la reconnaissance photographique.

Dénomination du Marauder dans la RAF

  • Marauder Mk I : dénomination des B-26A cédés à la RAF dans le cadre du Prêt-Bail.
  • Marauder Mk IA : dénomination des B-26B cédés à la RAF dans le cadre du Prêt-Bail Marauder.
  • Mk II : dénomination des B-26C cédés à la RAF dans le cadre du Prêt-Bail.
  • Marauder Mk III : dénomination des B-26F cédés à la RAF dans le cadre du Prêt-Bail.

Les appareils restés à l'état de prototypes pour des essais

  • XB-26D : 1 exemplaire expérimental destiné à tester un système de dégivrage, par air chaud, du bord d'attaque des ailes et de l'empennage.
  • XB-26E : 1 exemplaire expérimental plus léger, avec la tourelle supérieure placée plus en avant, à l'aplomb du bord de fuite des ailes

Exemplaires conservés

  • B26G-25-MA N°44-68219 au Musée de l'Air du Bourget.
  • B26G-10-MA N° 43-34581 « Volnay » au USAF Museum - Dayton, Ohio.