Historique
Créée en 1966, la maîtrise était délivrée en un an après la licence. Les étudiants s’orientaient alors soit vers un diplôme d'études approfondies (DEA, créé en 1964 en sciences et 1974 pour les autres disciplines, préparant à la recherche) soit vers un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS, créé en 1979, préparant à l’insertion professionnelle).
Le diplôme national de master a été créé par le décret 2002-603 et l’arrêté du 25 avril 2002 sous le ministère de Jack Lang. Il remplace le DEA et le DESS. Quant à la maîtrise, elle existe toujours formellement, sous la forme d’un diplôme intermédiaire.
Objectifs
Les objectifs du diplôme de master sont d'abord ceux du grade correspondant (voir plus haut).
La formation dispensée en vue du diplôme national de master comprend des enseignements théoriques, méthodologiques et appliqués et, lorsqu’elle l’exige, un ou plusieurs stages. Elle comprend également une initiation à la recherche et, notamment, la rédaction d'un mémoire ou d’autres travaux d'études personnels. Le diplôme de master ne peut être délivré qu'après validation de l'aptitude à maîtriser au moins une langue vivante étrangère. Les parcours types de formation doivent comprendre des enseignements permettant aux étudiants d'acquérir cette aptitude.
Les enseignements menant au diplôme national de master comprennent deux voies :
- une voie à finalité professionnelle débouchant sur un master professionnel ;
- une voie à finalité recherche débouchant sur un master recherche.
Des diplômes de master destinés à former les enseignants du primaire et du secondaire avant qu’ils passent les concours feront leur apparition à la rentrée 2010.
Organisation
Le diplôme de master sanctionne un niveau correspondant à l’obtention de 120 crédits européens au-delà du grade de licence. D’après le principe sur lequel repose le système européen de transfert et d'accumulation de crédits selon lequel le travail à fournir par un étudiant à plein temps pendant une année universitaire correspond à 60 crédits, la préparation du master dure deux années universitaires (ou quatre semestres) après l’obtention de la licence, cette durée n’est cependant pas explicitement énoncée par les textes réglementaires.
Le diplôme de master porte une dénomination nationale arrêtée par le ministre chargé de l’enseignement supérieur précisant, d’une part, sa finalité, d’autre part, le domaine de formation concerné. Comme le note le comité de suivi du master, «l’usage et les circulaires de la direction de l'enseignement supérieur ont conduit à introduire des formulations complémentaires comme celles de mention (mot utilisé dans l’arrêté sur les licences) ou de spécialité. La notion de parcours, quant à elle, est définie dans le décret du 8 avril [2002].» La circulaire de la direction de l’enseignement supérieur du 8 décembre 2006 stipule à ce sujet que « dans le corps du diplôme, pour la licence et le master, est mentionnée la dénomination précise du domaine telle qu’elle résulte des arrêtés d'habilitation, lequel est suivi de l’indication de la mention et le cas échéant de la spécialité lorsque celle-ci est expressément prévue par les arrêtés d’habilitation. Lorsqu’un master a été habilité avec l’indication d’une finalité recherche ou professionnelle, celle-ci doit figurer sur le diplôme. »
Dans le cadre de l’application nationale de la construction de l’Espace européen de l'enseignement supérieur (décret 2002-482), les formations préparant à un master sont organisées sous la forme de « parcours types », ensembles cohérents d’unités d’enseignement. Chaque « unité d'enseignement » a une valeur définie en « crédits européens, au niveau master ».
Contrairement à la licence, la possibilité de seconde session d’examen, de compensation ou de redoublement n’est pas mentionnée dans le texte réglementaire.
Le contenu des enseignements, les modalités de contrôle de connaissance, d’entrée et de progression sont définies par chaque université puis soumis à habilitation auprès du ministère chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Pour être inscrits dans les formations conduisant au diplôme de master, les étudiants doivent posséder un diplôme national conférant le grade de licence dans un domaine compatible avec celui du diplôme national de master ou passer une procédure de validation des acquis.
Dans les EPSCP
Le diplôme de master a vocation à être délivré par les établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP). Il peut également faire l’objet d’une co-habilitation entre un EPSCP et un autre établissement public d’enseignement supérieur. Cent trente masters sont ainsi délivrés par une université et une école.
Dans les universités
Dans une université, l’accès de l’étudiant titulaire de la licence, dans le même domaine, est de droit pour la première année (dite en abrégé « M1 » ). Celle-ci peut être sanctionnée par le diplôme intermédiaire de la maîtrise.
L’admission en deuxième année (dite « M2 »), débouchant sur le diplôme national de master, est prononcée par le chef d’établissement sur proposition du responsable de la formation.
Le quatrième et dernier semestre est souvent l'occasion d'un stage en entreprise ou en laboratoire de recherche, donnant lieu à la rédaction d'un mémoire.
En dehors des EPSCP
Le diplôme peut être délivré par d’autres établissements, à condition qu’ils proposent déjà un diplôme ayant le grade de master.
Ainsi, le master sciences et technologies peut être délivré par des établissements délivrant le diplôme d’ingénieur comme par exemple :
- Centre international d'études supérieures en sciences agronomiques,
- École des mines de Nantes,
- ParisTech,
- Télécom Bretagne,
- Institut supérieur des sciences agronomiques, agroalimentaires, horticoles et du paysage,
- École nationale supérieure d'ingénieurs de Bourges et École nationale supérieure de chimie de Clermont-Ferrand,
- Centre international d'études supérieures en sciences agronomiques et École nationale d'ingénieurs des travaux agricoles de Bordeaux,
- Centre international d'études supérieures en sciences agronomiques et École nationale du génie rural, des eaux et des forêts,
- Centre international d'études supérieures en sciences agronomiques et Institut supérieur des sciences agronomiques, agroalimentaires, horticoles et du paysage.