La popularité de la Bible, le Coran et la science, aussi bien que dans les programmes de télévision, les conférences et les sites Internet qu’il a aidé à inspirer, a donné lieu au néologisme « bucaillisme », terme renvoyant généralement à la conviction que « le Coran a prophétisé la théorie du Big Bang, le voyage spatial et d’autres percées scientifiques contemporaines ».
Conformité du Coran, « véritable parole de Dieu », aux théories scientifiques
La Bible, le Coran et la Science décrit le Coran comme étant en accord avec les faits scientifiques et les connaissances modernes sur la création de l’univers, la terre, l’espace, le règne animal et végétal, la reproduction humaine, etc. qui ont été révélées il y a quatorze siècles à Mahomet, prophète de l’islam. À la différence de la Bible et des Évangiles qui ne révèlent que peu de choses qui pourraient être prouvées par les connaissances modernes et scientifiques actuelles, à l’exception peut-être de la création de la Terre ou de la généalogie de Jésus, Bucaille affirme que le Coran énonce que dans l’islam, la science et la religion sont « des sœurs jumelles ». Selon celui-ci, la Bible contient des erreurs scientifiques monumentales et pas une seule ne se trouve dans le Coran, que ses descriptions de phénomènes naturels rendraient compatible avec la science moderne. Bucaille conclut que le Coran révélé au prophète Mahomet, un homme illettré et incapable de prouver des faits qui seront confirmés, quatorze siècles plus tard, par la science moderne, est la véritable parole de Dieu.
Comparaison entre le Coran et les « erreurs » et « incohérences » de la Bible
Bucaille soutient que, du fait de sa transmission orale, l’Ancien Testament aurait été dénaturé ainsi qu’à cause de nombreuses traductions et de corrections. Il accentue, dans ses mots, « les nombreux désaccords et les répétitions », dans l’Ancien Testament et les Évangiles.
Dans son analyse, Bucaille soutient qu’il s’appuie sur de nombreuses critiques de la Bible, telles que « l’hypothèse documentaire ». En ce qui concerne le Coran, Bucaille suit cependant la tradition islamique selon laquelle les rouleaux de papier coranique sont dits être recueillis pendant la vie de Mahomet ce qui assure leur authenticité.
Selon lui, la création des cieux et de la terre donne le premier des exemples de la cohérence du Coran avec la science. Les critiques de Bucaille à l’encontre de la Bible se concentrent sur la description de la Création donnée par la Genèse, qui, pour lui, contient des incohérences. Il critique certains passages qui déclarent que la terre était au départ une masse gazeuse et qu’ensuite l’eau y a été placée, ainsi que le fait que les « bêtes de la terre » n’apparaissent qu’après les oiseaux, opposant cette description de la Création à la théorie de l’évolution, tout comme lorsque la Bible affirme que « quand Dieu a créé l’homme, il n’y avait aucune végétation sur la Terre (il n’avait pas encore plu) ». Bucaille s’appuie également sur le cas de Galilée, qui a été condamné par l’Église catholique. Bucaille prétend montrer que le Coran, à la différence de la Bible, n’indique pas un ordre spécifique pour la création des cieux et de la terre et soutient que cela permet de laisser l’ensemble du processus de la Création ouvert à l’interprétation donnée par les théories scientifiques actuelles.