Sa carrière
Maurice Novarina exerce en tant qu’architecte et urbaniste entre 1933 et 2000. Il débute sa carrière en 1933, avec la construction de l'église de Vongy, en Haute-Savoie. La commande religieuse restera présente tout au long de sa vie, ce qui le conduira à travailler avec le père Couturier, figure emblématique du renouvellement de l’art sacré après la Seconde Guerre mondiale en France, et avec de nombreux artistes modernes comme Fernand Léger, Georges Rouault, Jean Bazaine, Alfred Manessier, Pierre Sabatier, André Poirson. Les édifices religieux, dont l'église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du Plateau d'Assy, sont des exemples de complémentarité entre architecture et arts plastiques.
À la fin de la guerre, le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme (MRU) nomme des architectes en chef dans les départements français et Maurice Novarina est un des acteurs – il est vrai plus modeste que d’autres – de cette aventure de la reconstruction en France. Ainsi à partir de 1948, il travaille à Pont-Audemer dans l’Eure, sur des projets de reconstruction d’équipements publics tels que des écoles, cinéma, salles communales, églises. Plus tard, à partir de 1958, il est tant architecte en chef, de grandes opérations urbaines (ZUP) dans la France entière : Évreux, Annecy, Besançon (quartier de Planoise), Corbeil-Essonnes, Dole, Argentan, Alençon, Saint-Quentin-en-Yvelines, Villefranche-sur-Saône, Grenoble, Lyon La Duchère.
Nommé architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux, dans les années 1960, alors que les équipements culturels et sportifs se développent, Maurice Novarina conçoit des bâtiments publics tels que la maison de la culture de Thonon-les-Bains, le théâtre de Pont-Audemer, les plages et centre nautiques d’Évian-les-Bains, Thonon-les-Bains et Divonne-les-Bains, le palais des sports de Megève. La ville olympique de Grenoble lui confie la réalisation des ensembles urbains du village olympique et du quartier Malherbe, ainsi que son hôtel de ville. En 1973, il remporte le concours du palais de Justice d’Annecy et en 1981, il inaugure le centre culturel Bonlieu dans cette même ville. Il faut ajouter à ces réalisations des immeubles résidentiels, des maisons particulières, des hôtels, des hôpitaux, des bâtiments scolaires et universitaires, et une commande à l’étranger : le centre de télévision à Ryadh, en Arabie saoudite.
Ses réalisations sont localisées dans la partie Est de la France (Haute-Savoie, Savoie, Doubs, Jura, Isère principalement) et en région parisienne, son agence s’étant développée d’abord à Thonon-les-Bains puis à partir des années 60 à Paris. Tout au long de sa carrière, l’architecte a concilié ses travaux à l’échelle locale et nationale.
Il est élu membre de l’Académie des beaux-arts le 6 juin 1979 au fauteuil d'Albert Laprade. Aymeric Zublena lui succède en 2008 et prononce son éloge sous la Coupole le 2 décembre 2009.
Il a eu deux fils : Patrice Novarina (architecte) et Valère Novarina (écrivain).