La mathématisation de la science de la population progresse au XIXe siècle, notamment grâce à la loi de la mortalité établie par Benjamin Gompertz. Mais également grâce à la loi logistique de Pierre François Verhulst, selon laquelle la croissance de la population ralentit.
En effet en 1825, Benjamin Gompertz propose que la force de mortalité augmente de façon exponentielle avec l'âge comme suit :
μx = B**c où B et c sont des constantes.
Cependant, se pose le problème de prendre en compte les causes de décès qui ne seraient pas directement liées à l'âge.
C'est ainsi que William Makeham propose d'extrapoler la force de mortalité aux grands âges sur la base d'une loi de Gompertz modifiée et tenant compte des causes de décès indépendantes de l'âge:
μx = A + B**c où A est le risque de mourir pour l'ensembles des causes indépendantes de l'âge.
Dans des conditions où les causes externes de décès sont rares, les termes qui ne dépendent pas de l'âge sont souvent négligeables. On parle alors de la loi de Gompertz, due à Benjamin Gompertz en 1825.
Le modèle est largement utilisé en démographie et gérontologie pour des prévisions adéquates du taux de mortalité chez certaines espèces (non humaines) et pour comparer les taux de vieillissement actuariels entre et parmi différentes espèces.
Il représente bien la croissance de certaines variables morphologiques (taille, masse corporelle...) d'organismes supérieurs (voir exemple d'application sur la croissance en masse corporelle du rat musqué en fonction de son âge.)