Musée des transports urbains, interurbains et ruraux

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Introduction

Musée des transports urbains, interurbains et ruraux
Informations géographiques
PaysFrance France
LocalitéChelles
Informations générales
CollectionsVéhicules hippomobiles, ferroviaires, routiers
Informations visiteurs
Site internetSite officiel de l'AMTUIR

le dépôt de Malakoff vers 1910

Le hall d'entrée du musée à Colombes.

Le Musée des transports urbains, interurbains et ruraux est un musée dédié aux transports en commun situé jusqu'en 2007 à Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Avec les travaux du prolongement de la ligne de tramway T2, le musée a été transporté à Chelles, en Seine-et-Marne.

Il appartient à l'Association du Musée des Transports Urbains, Interurbains et Ruraux (AMTUIR).

Histoire

En 1957, au mois de mars, un groupe de passionnés créent l'Association du Musée des Transports Urbains, Interurbains et Ruraux, suite à un voyage sur les tramways de Versailles peu de temps avant leur suppression. Leur objectif est alors de créer un musée des transports urbains. Grâce à l'aide de la RATP et au dynamisme de son fondateur Jean Robert, ils obtiennent la possibilité de garer la collection dans une partie du dépôt de Malakoff.

En 1964, le musée est ouvert au public. C'est le premier musée ferroviaire français – avant celui de Mulhouse – et il n'existe guère à l'époque, pour le chemin de fer, que quelques salles qui lui sont consacrées dans des musées municipaux. Hormis la présentation au public des collections acquises, l'association organise des expositions temporaires ou des parcours en autobus anciens.

La collection évolue au rythme des acquisitions. Celles-ci concernent des tramways, des autobus et des trolleybus, mais aussi des locomotives à voie étroite. Les opportunités ne manquent pas, durant cette période. Tous ces véhicules s'accumulent, et dépassent les limites du cadre d'exposition qu'offre le dépôt de Malakoff.

En 1971, le transfert des collections vers le dépôt de Saint-Mandé est décidé, ce dernier étant plus vaste et proche du bois de Vincennes. Le musée de Saint-Mandé ouvre ses portes en 1974. Devant être détruit, il ferme en 1998. Pendant cette période, l'association a pu récupérer un nombre élevé de véhicules routiers et de tramways étrangers divers.

En 2001, la collection quitte Saint-Mandé et est alors entreposée à Colombes dans la perspective de la réalisation d'un nouveau musée. Hélas, le projet est abandonné par la nouvelle municipalité UMP élue en mars 2002.

En 2007, le musée quitte Colombes pour Chelles, municipalité qui s'est portée volontaire pour implanter le musée, sur le site de l'ancien triage de Vaires. Ceci doit permettre d'augmenter la surface d'exposition et de laisser place à un nouvel atelier de maintenance pour la ligne 2 du tramway d'Île-de-France.

La réouverture initialement prévue pour 2009, a été reportée à une date ultérieure, dans l'attente de l'aménagement de nouveaux locaux d'exposition à construire à l'occasion du réaménagement de la zone de triage SNCF.

Dans l'attente de cette réouverture, les collections ne sont visibles presqu'uniquement que lors des journées du patrimoine, au mois de septembre. Depuis 2003, le musée des transports porte le statut de Musée de France.

Collection

La collection de l'AMTUIR compte près de deux cents véhicules datant de 1863 à nos jours, et originaires de tout le pays, avec la présence de quelques pièces étrangères. Les véhicules exposés relatent l'évolution technologique des transports collectifs, de l'omnibus hippomobile au tramway ou au métro, exposant la plupart des évolutions ayant existé : tramways à chevaux, à vapeur et à air comprimé, dont une automotrice Mékarski de Nantes, seul exemplaire de tramway à air comprimé conservé au monde. Divers objets, machines et maquettes concernant le monde des transports sont présentés, dont une importante collection de titres de transport de France et d'autres pays. S'y ajoute une dizaine de voitures du métro provenant de la collection propre de la RATP et hébergée par le musée.

La collection comprend :

  • des véhicules hippomobiles ;
  • des véhicules ferroviaires :
  • des tramways hippomobiles,
  • des tramways électriques,
  • des locomotives à vapeur,
  • un autorail De Dion-Bouton type JM4 numéro 11 des chemins de fer des Côtes-du-Nord,
  • du matériel du métro parisien ;
  • des véhicules routiers :
  • des trolleybus,
  • des autobus,
  • des autocars ;
  • un ancien taxi.

Ces véhicules ont été récupérés au gré des opportunités, nombreuses à l'époque, puisque beaucoup de villes remplaçaient leurs tramways ; il en fut ainsi, pour les villes de Versailles, Lyon, Rouen, Nancy, Nantes, Toulouse, Marseille et Bordeaux. Il a fallu beaucoup d'organisation pour accueillir les nouveaux véhicules et les décharger. Une voie étroite a été construite pour garer les tramways de Dijon, Genève et Lyon.

Pour illustrer le thème des transports ruraux, la récupération de matériel de chemin de fer secondaire a été entreprise avec :

  • une locomotive des Tramways d'Ille-et-Vilaine ;
  • une locomotive des Tramways de la Corrèze ;
  • une locomotive des Tramways des Deux-Sèvres .

Parallèlement à tous ces sauvetages ferroviaires, les acquisitions de véhicules routiers ont été effectuées toujours dans une recherche de l'évocation de l'histoire des transports. Ainsi, des autobus et des trolleybus ont pu être préservés, à la fin de leurs services.

Motrice des tramways de Versailles, première pièce de la collection

automotrice à air comprimé système Mékarski des tramways de Nantes

L'autorail De Dion Bouton JM4 n°11 en démonstration sur le site de l'association des chemins de fer des Côtes-du-Nord (ACFCdN)

motrices Paris, Lyon et Genève

motrice 701 de Lille, ex CGIT

LA M305

MP 51, le premier métro sur pneumatiques

Attelage Asl Paris, ex STCRP