Incubation > 6 heures
Syndrome phalloïdien
Amanite phalloïde, amanite blanche (amanite printanière et amanite vireuse), lépiote de petite taille (groupe helveolla) les galères (galère marginée). Tous ces champignons contiennent les mêmes poisons, c’est-à-dire les amanitines.
Syndrome orellanien
Presque tous les cortinaires de teinte rouge, marron, et jaune contiennent des poisons responsables de cette intoxication, en particulier le cortinaire couleur de Rocou.
Syndrome gyromitrien
Les gyromitres, en particulier le gyromitre délicieux, contiennent un poison cellulaire mortel mais volatil, la gyromitrine : le séchage au soleil et à l’air ou la cuisson peuvent éliminer le principe actif.
Syndrome resinoïdien sévère (ou entolomien)
L’entolome livide est le grand responsable de cette intoxication parfois très grave auquel on peut associer le clitocybe de l’olivier et le tricholome tigré.
Syndrome d’intoxication inconstante mais sévère
On trouve dans cette catégorie des champignons dont la liste n’est pas limitative et qui sont, dans certaines conditions, soit non toxiques, soit très toxiques et parfois mortels : le paxille enroulé, l’amanite ovoïde variété proxima, les lépiotes proches de lépiote déguenillée (macrolepiota venenata), la russule olivacée (chair douce)….
Incubation de 30 minutes à 2 heures
Syndrome resinoïdien léger et divers
On trouvera dans cette catégorie un grand nombre de champignons dont les effets toxiques, en général de pronostic favorable (incubation inférieure à 6 heures, souvent voisine de 1 à 2 heures après le repas) ne sont pas toujours constants et varient d’un sujet à l’autre : le bolet satan, la clavaire jolie, l'agaric jaunissant, l'amanite jonquille, la pezize vésiculeuse, le bolet châtain, l'agaric radicant, la vesse-de-loup « âgée » (glèbe foncée)...
On peut rattacher à ce groupe de nombreuses espèces.(en principe non toxiques mais douteuses) telles que les Hypholomes en touffes, les Hébélomes, les pholiotes pénétrante et remarquable, des champignons à cuticules visqueuses abondantes pouvant avoir un effet laxatif (Bolets des pins : Bouvier, Granulé, Nonette voilée, etc.). Enfin, des espèces connues comme la russule émétique ou le Lactaire toisonné, non toxiques, mais ayant un goût poivré très piquant à brûlant peuvent être rajoutées à cette liste.
Syndrome Panthérinien
L’Amanite tue mouche et l’Amanite panthère sont les principaux responsables. Ils contiennent des poisons psychotoniques et parfois hallucinogènes.
Syndrome sudorien
Pratiquement tous les Inocybes (chapeau conique à marge fendillée, lamelles argilacées, …) et les Clitocybes blancs de taille moyenne à petite contiennent des poisons provoquant en particulier une hyper sudation des sujets intoxiqués.
Syndrome Coprinien
Le Coprin noir d’encre produit une toxine dont l’effet, identique à l’effet antabuse, se manifeste uniquement s’il y a prise d’alcool même plusieurs jours après la consommation du champignon.
Syndrome Narcotinien
On trouvera dans cette catégorie de nombreuses espèces, en général de petite taille et coprophiles : Psilocybes, Stophaires, Panéoles, Inocybes, Plutées, … Tous ces champignons contiennent des principes hallucinogènes ; la Mycène pure aurait les mêmes propriétés.