Notre-Dame de la Libération

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Introduction

Notre-Dame de la Libération
Présentation
Période ou styleXX siècle
TypeFort
ArchitecteInconnu
DimensionsDix mètres
Destination initialeFort
PropriétaireArchevêché de Besançon
Destination actuelleLieu de culte
Géographie
Latitude

Longitude
47° 13′ 11″ Nord

6° 03′ 05″ Est / 47.219623, 6.051321
PaysFrance
RégionFranche-Comté
QuartierChapelle des Buis
LocalitéBesançon

Notre-Dame de la Libération est un lieu de culte chrétien édifié au sein d'un ancien fort surplombant à près de 500 mètres d'altitude la ville de Besançon (Doubs). Le monument fut consacré au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par M Dubourg, ce dernier voulant bâtir un édifice si la capitale comtoise n'était pas ravagée par les bombardements. Par la suite, des plaques commémoratives tapissant les murs de l'édifice et rendant hommage aux diocésains ainsi qu'à l'ensemble des bisontins morts pendant la Seconde Guerre mondiale furent ajoutées, de même qu'une statue monumentale de sept mètres de haut.

Histoire

Le fort des Buis est

Le fort de l’Est des Buis (officiellement fort Montbarrey), appelé populairement fort des Buis est (par opposition au fort des Buis ouest) était un édifice militaire construit entre 1870 et 1871 au cœur de la Chapelle des Buis pour défendre l'est de la ville de Besançon et ses environs. Ce petit édifice comprennait quatre traverses ainsi que cinq plateformes d'artilleries. À partir du début du XX siècle, le bâtiment est peu à peu délaissé avant d'être complètement abandonné à partir des années 1930, de même que le fort des Buis ouest. C'est ainsi qu'à la fin des années 1940, ces deux forts sont voués à être définitivement désertés. Ce fut le cas pour le fort des Buis ouest, mais le fort des Buis trouve une nouvelle fonction : un lieu de commémoration et de recueillement.

Du fort au lieu de culte

L'édifice est consacré par l'archevêque de Besançon M Maurice-Louis Dubourg (1878-1954), qui fait vœu de bâtir un monument si les bombardements épargnent la ville, durant la Seconde Guerre mondiale. Le 16 juin 1944, M Dubourg aurais écrit : « Notre-Dame de tout les sanctuaires de Franche-Comté, je vous supplie de sauver notre cité, je fait le vœu de vous construire une statue monumentale sur la colline de Notre-Dame des Buis si nous sommes protégés, si notre ville échappe à la déstruction ». Même si la ville fut en partie bombardée, elle ne fut pas détruite. C'est alors que la possibilité de réhabiliter un ancien fort pour édifier le lieu de commémoration tant espéré pris le pas sur la construction d'une église dans le quartier de La Boucle. La réhabilitation de l'ancien fort des Buis est commençe à la fin des années 1940 au sommet de la colline Saint-Étienne dans le secteur dit de la Chapelle des Buis, à plus de 490 mètres d'altitude, qui surplombe la capitale comtoise. Le projet de départ, incluant la réhabilitation du fort en monument, la construction de deux bâtiments d'habitation et une crypte annexe, jugé trop coûteux est abandonné par la suite. début 1949, une sculpture monumentale est ajoutée, et on tapisse les murs du bâtiment des plaques commémoratives rendant hommage aux diocésains et aux bisontins morts pendant la Seconde Guerre mondiale. Inauguré le 8 septembre 1949 (correspondant à la date de la libération de Besançon, le 8 septembre 1945), le bâtiment est nommé officiellement Notre-Dame de la Libération. Le 31 janvier 1954, disparaît l'initiateur de ce projet, M Dubourg, qui est inhumé au cœur de l'édifice.

Le monument de nos jours

Aujourd'hui, Notre-Dame de la Libération se trouve dans un état très préoccupant. En effet, le bâtiment a besoin d'une réhabilitation quasi-complète, plus particulièrement au niveau de l'étanchéité de la crypte par l'extérieur. D'autre travaux sont aussi nécessaires, comme la restauration de la crypte, la mise en sécurité des escaliers d'accès, la restauration du chauffage, la végétalisation du parvis ainsi que l'aménagement des abords du bâtiment pour une meilleure mise en valeur. Cela suscite de très lourds coûts qui ont fait naître une association voulant récolter des dons pour sauver l'édifice : l'Association des Amis du Monument de la Libération. Cette association, créée le 21 mars 2009, a pour but de récolter des fonds pour sauvegarder et mettre en valeur le monument.

Actuellement, et ce malgré la vétusté du monument, l'édifice est devenu l'un des lieux de pèlerinage incontournable de la ville avec la chapelle Notre-Dame des Buis située à environ 400 mètres en aval. En effet, de nombreux rassemblements religieux ou non ont lieu dans ce bâtiment, pour rendre hommage aux victimes de la guerre.

Architecture

Les parties visibles de l'édifice sont des anciennes pièces du fort qui sont aujourd'hui condamnées, ainsi que la statue monumentale de la Vierge Marie. Des escaliers situés à l'entrée de l'édifice permettent d'accéder à la crypte où se situe le lieu de recueillement. Les murs de la crypte comportent des plaques commémoratives rendant hommage aux 6 000 hommes et femmes diocésains ou originaire de Besançon, morts pendant la Seconde Guerre mondiale.

Tableaux et sculptures

L'édifice compte deux tableaux : l'un représentant la Vierge Marie tenant dans ses bras un enfant qui l'embrasse sur la joue et l'autre ou l'on voit le Christ crucifié dont le tableau suit le forme même de ce crucifie, avec en plus petite taille des personnages au second plan. Les deux œuvres sont exposées sur els deux piliers attenants de l'autel, au cetre de la crypte. Deux statues composent également le patrimoine ornemental de ce bâtiment : l'une étant la Vierge Marie tenant un enfant et l'autre étant une fidèle reproduction originale de monseigneur Dubourg. Au pied de cette dernière est inscrit : « 1878 - 1954. Ici repose s. Exc. Mgr Maurice Dubourg, Archevêque de Besançon. »

Peinture de la Vierge Marie.

Tableau du Christ en croix.

Statue de la Vierge Marie.

Statue de la Vierge

La statut de la Vierge Marie est une statue monumentale en pierre surplombant le bâtiment à son entrée. Elle fut sculptée par Henri-Paul Rey (1904-1981) en 1949, et mesure sept mètres de hauteur. L'œuvre représente une Vierge à l'Enfant, tournée vers la ville et rapellant ainsi la statue du Christ Rédempteur à Rio de Janeiro (Brésil).

Galerie

La crypte du monument.

Statue de la vierge, surplombant la crypte.