L'automitrailleuse de découverte Panhard 165/175 apparut en 1933 dans sa forme définitive. Cet engin fut essentiellement utilisé en Afrique du Nord. L'AMD Panhard 165/175 marquait le début d'une ère Panhard pour les véhicules à roues de l'Armée Française. Elle engendra l’AMD modèle 1935 qui se caractérise par ses roues de grand diamètre et sa tourelle profilée qui est armée du canon antichar Hotchkiss de 25 mm SA 34.
Dès le début des opérations en mai 1940, le besoin de renforcer l'armement de l'AMD Panhard s'est fait sentir. Renault réussira le tour de force de mettre au point et de produire en quelques jours une tourelle équipée du canon de 47 mm. Ainsi naît l'AMD 178. Un exemplaire au moins d’une automitrailleuse ainsi armée participera aux derniers combats sur la Loire. L’exemplaire en question a été détruit le 15 juin 1940 à Cosnes-sur-Loire.
Dès la Libération, la France voulut reprendre le combat aux côtés des Alliés avec du matériel d'origine nationale. La fabrication des Panhard fut donc relancée, avec un nouveau modèle, l'AMD 178 B, équipé d'une tourelle fabriquée par Fives-Lille et armée d'un canon de 47 mm SA 35, baptisée FL 1. Cette automitrailleuse, appelée Panhard 178 B, servit en France et dans les territoires d'outre-mer.