La permaculture est hautement adaptable à l'environnement auquel le permaculteur fait face. Ainsi l'observation de la nature devient son outil majeur, lui permettant de déceler les spécificités notamment de son sol. Ce dernier pouvant varier en acidité, en teneur d'humus, en humidité, etc, il requerra une approche très spécifique. Le but est en somme de travailler avec la nature. Voici certains principes:
- le problème est la solution
- le potentiel n'est pas limité (en théorie)
- moindre effort pour maximum d'effets
- tout se jardine
Bien sûr, l'idéal serait de travailler sans pesticides, sans mécanique et avec le minimum d'intervention humaine. Mais pour transformer une pente en terrasses, c'est à chacun de décider où mettre ses priorités.
Quelques outils qu'un "designer" en permaculture peut utiliser :
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Patterns (empreinte visuelle, formes): par exemple, l'eau, le vent, les animaux, etc., nous imposent certains paramètres à considérer en termes de paysagisme architectural (ex. coupe vent, retenues d'eau).
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Zones : avec l'humain au centre et par rapport au degré de temps et d'énergie qu'il doit consacrer au maintien du système. Donc la maison en zone 1 (chaque jour), puis par exemple le potager ou le supermarché en zone 2 (plusieurs passages dans la semaine), la mare et le verger en zone 3 (chaque mois) etc.
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Liens : nous devons faciliter les liens utiles entre chaque composant du système, par exemple une poule a des besoins et une production d'énergie qui doit être utilisé (sinon ça pollue), une juxtaposition judicieuse des éléments compagnons remplace le besoin de transport et tout travail inutile.
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Couches : un vrai jardin d'eden contient au moins 7 couches - de la cime jusqu'aux racines, chaque couche peut nous fournir en nourriture, et entretient aussi des liens symbiotiques avec son voisin, comme dans la nature. La polyculture résultante peut être généreuse au fil des saisons, dynamique, autonome, d'une grande diversité d'espèces donc forte contre les maladies, autorégénérante, et d'une productivité de loin supérieure à n'importe quel champ de blé (pour une consommation d'énergie tendant vers le zéro).
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Équipes : par exemple un groupe de plantes qui s'entraident comme le maïs, les fèves et les potimarrons. Ils occupent souvent des couches différentes (grimpant, vivace, rampant), les fleurs attirent les pollinisateurs (abeilles), les racines vont chercher en profondeur les nutriments que n'ont pas les rampants, les arbres donnent de l'ombre et de l'humidité,...
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Augmentation des intersections : la rencontre de 2 systèmes différents multiplie la productivité et la création de liens utiles, par exemple : le bord de mer.