La PCP est généralement consommée sous forme de "mess" c'est-à-dire "coupée" (mélangée a du lactose) pour pouvoir être prisée mais elle peut aussi être ingérée à l'état pur, dissoute dans différents breuvages (café, lait (Moloko), alcool), fumée, ou injectée. Elle se fume parfois mélangée avec du cannabis d'où son appellation de supergrass.
Ce produit ne se trouve quasiment qu'aux États-Unis et qu'au Québec, sous forme de poudre, depuis de nombreuses années. Dans la région de Montréal, elle est généralement coupée avec des ingrédients inertes et vendue sous le nom erroné de mescaline. Sa consommation en Europe revient à la mode, notamment dans les pays d'Europe de l'Est et dans les "rave party".
Effets et conséquences
À faibles doses, elle induit une sorte d'ivresse accompagnée de relaxation, d'un sentiment de détachement du réel, d'incoordination motrice, des difficultés de concentration et de communication. Les effets psychotropes comprennent des distorsions spatio-temporelle, des vécus de dépersonnalisation. À fortes doses, elle peut provoquer la paranoïa, l'angoisse ou l'agressivité voire une expérience de mort imminente, une catalepsie, des bouffées délirantes aigües ou un coma.
Les effets physiques sont l'hypertension artérielle, des troubles du rythme cardiaque et de la fréquence respiratoire, des nausées et des vomissements.
L'usage à long terme entraîne une accoutumance et une dépendance. Des problèmes persistants d'élocution, une dépression ou une anxiété peuvent apparaître.
La PCP est un produit psychotrope. Les effets recherchés peuvent se transformer en bad trip.
Il existe un effet retour ou flash back qui replace brièvement l'usager dans l'état engendré par la consommation sans que celui ai consommé récemment, ces épisodes peuvent intervenir plusieurs mois après la dernière prise.
En surdose, la PCP entraîne des convulsions, voire un coma.