Cette espèce médioeuropéenne est présente de l’ouest de l’Europe à la Turquie.
En Belgique en mai 2007, la province de Limbourg en Belgique a été touchée par une pullulation locale de ces chenilles et a fait appel à l'armée pour s'en débarrasser. Les chenilles récupérées sont généralement brûlées pour limiter la dispersion de poils qui peuvent rester urticants et allergènes un certain temps après la mort des chenilles.
En France durant les années 2000, la chenille semble localement progresser dont en Île de France peut-être en raison du réchauffement climatique et parce qu'elle profite des infrastructures de circulation.
Biotope
Il habite les chênaies ou les forêts riches en chênes.
Protection contre la pullulation
Les imagos (papillons adultes) sont nocturnes et discrets. Pour les compter, ou en maîtriser les populations, on peut maintenant les attirer au moyen de pièges à phéromone (qui n'attirent que les mâles, mais les femelles non fécondées ne peuvent alors plus se reproduire). On lutte contre d'éventuelles pullulations par l'application de Bt, Cette espèce, comme beaucoup de papillons est sensible aux toxines Bt produites par le Bacille de Thuringe (Btk), toxine également produite par de nombreux végétaux OGM pour les protéger des pyrales ou d'autres insectes dits "ravageurs"). Le Bt peut aussi tuer d'autres papillons non urticants et le traitement n'est efficace qu'à certaines conditions. Une fois les chenilles devenues urticantes, il est recommandé de les supprimer à la main (avec un masque et une tenue de protection, incluant des lunettes étanches) plutôt que de les détruire avec des insecticides , afin que leurs poils ne se dispersent pas dans l'environnement.
La chenille de ce papillon étant protégé par ses poils urticants d'une partie des prédateurs qui régulent habituellement les populations de papillons (mésanges, etc.) , sa dynamique de population est sujette à des pullulation qui sont occasionnellement observées dans les chênaies. Ces pullulations sont une source de risque pour la santé des personnes qui y sont exposées car la chenille est recouverte de poils urticants et pouvant provoquer de l'asthme (les poils peuvent être aéroportés sur plusieurs dizaines à centaines de mètres. ils occasionnent le plus souvent ou des démangeaisons et rougeurs en cas de contact cutané et plus esceptionnellement une allergie grave voire un choc anaphylactique.
Des pullulations intenses (défoliation totale ou presque totale du chêne) et répétées durant 4 ou 5 années successibles sont considérées comme le signe d'un probable déséquilibre écologique, d'un stress de l'arbre (ex contexte de sécheresse) ou du fait que l'arbre ne pousse pas dans de bonnes conditions stationnelles. Dans ce cas les défoliations conduisent l'arbre à la mort, sinon l'arbre a simplement une croissante presque réduite lors des années correspondant à la défoliation.