2000 et 2003
Le dépouillement des tests et enquêtes a révélé des disparités entre les différents pays participants, mais également entre les différents établissements.
Il faut environ un an pour dépouiller les résultats et les analyser. Ainsi les résultats de la première campagne de tests Pisa 2000 ont-ils été publiés en 2001 (OECD, 2001a) et suivis de rapports thématiques qui étudiaient certains aspects de ces résultats. L'évaluation de Pisa 2003 est parue sous la forme de deux volumes : Apprendre aujourd'hui, réussir demain – Premiers résultats de PISA 2003 (OECD, 2004) et Problem Solving for Tomorrow’s World – First Measures of Cross-Curricular Competencies from PISA 2003 (OECD, 2004d)
Voici un aperçu des six pays qui ont obtenus les meilleurs scores en 2003 :
| Mathématiques | Savoir lire | Science | Résolution de problèmes |
|---|
Hong Kong
550
2.
Finlande
544
3.
Corée du Sud
542
4.
Pays-Bas
538
5.
Liechtenstein
536
6.
Japon
534 |
Finlande
543
2.
Corée du Sud
534
3.
Canada
528
4.
Australie
525
5.
Liechtenstein
525
6.
Nouvelle-Zélande
522 |
Finlande
548
2.
Japon
548
3.
Hong Kong
539
4.
Corée du Sud
538
5.
Liechtenstein
525
6.
Australie
525
7.
Macao
525 |
Corée du Sud
550
2.
Finlande
548
2.
Hong Kong
548
4.
Japon
547
5.
Nouvelle-Zélande
533
6.
Macao
532 |
Le professeur Jouni Välijärvi, chargé de l'étude Pisa finlandaise, a conclu que les scores élevés de la Finlande étaient dus à l'excellence des enseignants finnois et au programme LUMA développé en 1990 pour améliorer les performances des élèves en mathématiques et en sciences. Il a attiré l'attention sur le caractère homogène du contenus des programmes dans le système finlandais et de fait les résultats ont été très homogènes d'une école finlandaise à l'autre.
En revanche, le professeur Pauli Siljander pense que les bons résultats de la Finlande sont dus aux politiques socio-éducatives et à d'autres facteurs liés à l'histoire des idées et de l'éducation. Il est impossible pour lui de séparer l'évolution des mentalités et des idées en matière d'apprentissage et les réformes de fond qui l'ont accompagnée. Il fait remarquer que l'éducation est une priorité de l'état providence finlandais et qu'il est par conséquent impossible de parler d'éducation sans replacer le problème dans son contexte sociopolitique (Siljander, 2005).
L'examen des résultats de la campagne 2003 a montré que les pays qui dépensaient plus n'obtenaient pas forcément de meilleurs résultats que ceux qui dépensent moins pour l'éducation. L'Australie, la Belgique, le Canada, la République tchèque, la Finlande, le Japon, la Corée du Sud et les Pays-Bas dépensent moins par élève et obtiennent des résultats assez satisfaisants, alors que les États-Unis dépensent plus et obtiennent des résultats sensiblement en dessous de la moyenne des pays européens. La République tchèque, par exemple, qui se trouve parmi les dix premiers pays, dépense environ un tiers de la somme que les États-Unis consacrent à chaque élève alors que ce dernier pays arrive en vingt-quatrième position sur vingt-neuf pays étudiés.
Il ressort également de l'étude que les jeunes issus de milieux plus favorisés, avec un niveau d'instruction plus élevé, obtiennent en général de meilleurs résultats. Cette différence apparaît dans tous les pays étudiés, mais elle est particulièrement criante dans certains pays comme l'Allemagne.
2006
Les résultats de la campagne PISA 2006 font apparaître une détérioration de la situation du système scolaire français . En mathématiques, ce mauvais résultat est dû à l'augmentation des élèves en difficulté.
Voici un aperçu des dix pays qui ont obtenus les meilleurs scores en 2006 :
| Mathématiques | Savoir lire |
|---|
Finlande
548
2.
Hong Kong
547
2.
Corée du Sud
547
4.
Pays-Bas
531
5.
Suisse
530
6.
Macao
525
6.
Liechtenstein
525
8.
Japon
523
9.
Nouvelle-Zélande
522
10.
Australie
520 |
Corée du Sud
556
2.
Finlande
547
3.
Hong Kong
536
4.
Canada
527
5.
Nouvelle-Zélande
521
6.
Irlande
517
7.
Australie
513
8.
Liechtenstein
510
9.
Pologne
508
10.
Pays-Bas
507
10.
Suède
507 |