Province des îles Loyauté

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Introduction

Province des îles Loyauté
Iles-Loyauté embleme.svg
Drapeau de la province des îles Loyauté
Administration
PaysFrance France
TypeProvinces
CollectivitéFrance Nouvelle-Calédonie (sui generis)
Chef-lieuLifou (Wé)
présidentNéko Hnepeune (2009-2014)
Géographie
Superficie1 980,9 km
Démographie
Population17 436 hab.
Densité8,8 hab./km
Groupes ethniquesMélanésiens : 97,1%

Européens : 2%

Polynésiens : 0,2%

Autres : 0,7%

La province des îles Loyauté est une des trois provinces qui constituent la Nouvelle-Calédonie. Elle correspond à l'archipel des îles Loyauté, arc insulaire comprenant quatre îles disposées selon un axe sud-est - nord-ouest à l'est de la Grande Terre : Maré, Tiga, Lifou et Ouvéa.

Histoire

La Nouvelle-Calédonie a été pour la première fois divisée en plusieurs subdivisions administratives internes par le statut Fabius-Pisani mis en place par la loi du 23 août 1985 : ce sont les régions Sud, Centre, Nord et Îles. Elles sont remplacées, sous le statut Pons II mis en place en janvier 1988, par 4 nouvelles Régions : Sud, Ouest, Est et Îles.

Mais les provinces actuelles, dont la Province Îles, ne sont créées que suite aux accords de Matignon de 1988, par la loi n 88-1028 du 9 novembre 1988 portant dispositions statutaires et préparatoires à l'autodétermination de la Nouvelle-Calédonie en 1998 (Art. 6), et sont maintenues, après l'accord de Nouméa, par la loi n 99-209 organique relative à la Nouvelle-Calédonie (Titre IV).

Géographie

Carte des subdivisions administratives de la Nouvelle-Calédonie Îles Loyauté 31. Ouvéa 32. Lifou 33. Maré

La Province des îles Loyauté correspond à l'archipel du même nom, composé de trois îles principales, Maré, Lifou et Ouvéa, et une de taille plus réduite, Tiga. Elles sont situées entre 100 et 150 km (entre 54 et 80 milles marins) de la côte est de la Grande Terre, et à 272 km (environ 170 milles marins) à l'ouest-sud-ouest de l'île d'Anatom, au Vanuatu.

Ce sont des îles hautes carbonatées constituant la partie émergée de la ride des Loyauté, relief sous-marin né, à l'instar de la Grande Terre, des plissements de la croûte océanique à l'est de la plaque australienne. Les îles constituent donc les sommets de cette ride qui ont progressivement émergé à partir du Pléistocène en raison de la proximité de la zone de subduction de la fosse des Nouvelles-Hébrides (où la plaque australienne plonge sous la plaque pacifique) qui entraîne un bombement de la plaque océanique australienne.

Ce bombement, l'installation au niveau du littoral, au moment de l'émersion, de récifs coralliens recouvrant le calcaire à rhodolites qui constitue la base du sol des îles, puis l'érosion, sous l'effet de la pluie ou de l'infiltration d'eaux de mer, du plateau calcaire, a donné naissance à un important réseau karstique et explique l'aspect chaotique du relief des îles qui, bien que très peu élevé (culminant à 138 m à Maré, à 104 m à Lifou et à 42 m à Ouvéa), donne naissance à de nombreuses falaises et terrasses en bord de mer et à de véritables gouffres à l'intérieur des terres.

D'un autre côté, si cette porosité du sol a empêché la présence d'un réseau hydrographique, les eaux de pluie issues des importantes précipitations que connaissent les îles s'infiltrant en effet directement dans le sol, elle a permis l'apparition de véritables « lentilles d'eau douce », chaque île comportant ainsi une petite nappe phréatique d'eau douce, ou saumâtre à Ouvéa, « flottant » au-dessus de l’eau salée, grâce à sa plus faible densité et à la faible miscibilité des deux liquides. Quoi qu'il en soit, la question de l'approvisionnement en eau douce et de la gestion des réserves des nappes est une question importante aux îles Loyauté, avec l'installation de citernes pour recueillir les eaux de pluie ou d'une usine de dessalement à Ouvéa.

Maré, la première à s'être formée, semble déjà avoir dépassé l'axe du bombement de la lithosphère et entamé son plongeon vers la zone de subduction, quand les autres îles continuent encore leur ascension. En revanche, Ouvéa est la dernière à avoir entamé ce processus, et semble être actuellement dans la même position qu’occupait Lifou et Maré il y a quelques centaines de milliers d’années, d'où sa faible surface émergée et ses altitudes encore moins élevées que les autres îles, tandis qu'une grande partie de son plateau central est encore submergé et lui permet d'être la seule île Loyauté à posséder un lagon qui lui est propre.

Exposées aux vents dominants (est-sud-est), les îles Loyauté possèdent une pluviométrie importante, avec une moyenne de 1 600 mm par an. Ceci donne naissance à une végétation dense de type tropical.

Avec 1 980, 9 km², elle est la moins étendue des trois provinces. La plus grande des quatre îles, Lifou, avec 1 196, 1 km² environ, est plus vaste que la Martinique ou que Tahiti. Vient ensuite Maré (641,7 km²), Ouvéa (132,1 km²) et enfin Tiga (11 km²).

Elle ne comprend que trois communes, à savoir, du sud au nord :

  • Maré,
  • Lifou (le chef-lieu, la plus grande et la plus peuplée des communes, elle comprend, outre l'île éponyme, Tiga),
  • Ouvéa (la moins peuplée, mais néanmoins la plus dense, étant la 4 commune la plus dense du territoire, après Nouméa, Dumbéa et le Mont-Dore, avec 26 hab./km).

Démographie

Elle est, et d'assez loin, la moins peuplée des trois provinces, avec 17 436 habitants en 2009. Elle est toutefois plus densément peuplée que la Province Nord, avec 8,8 hab./km, tout en se situant désormais en dessous de la moyenne de la densité de l'ensemble de la Nouvelle-Calédonie, rassemblant alors 7,1 % de la population totale sur un peu plus d'1/10 de sa superficie.

Car la part relative de la population loyaltienne au sein de la population totale n'a cessé de s'affaiblir, et pour la première fois a décru entre les recensements de 2004 (à l'époque elle contenait encore 22 080 habitants, soit 9,57 % de la population toale) et de 2009, période de cinq ans pendant laquelle elle perd 4 644 résidents (une décrue globale de 21,03 % et une moyenne de -4,2 % chaque année). C'est surtout un solde migratoire largement négatif qui explique cette déprise démographique, puisqu'il était encore de -152 personnes en 2007, du fait de la forte migration des jeunes actifs vers la Province Sud, et plus particulièrement le Grand Nouméa, plus attractif et pourvoyeur d'emplois. Et contrairement à la Province Nord, aucun projet économique d'envergure n'a permis de renversement progressif de ce flux, ou tout du moins de retenir les travailleurs loyaltiens dans les îles. Cet exode rural est à l'origine de la situation inédite qui fait que désormais, il y a plus d'inscrits sur les listes électorales des îles que d'habitants recensés dans celle-ci (pour les élections provinciales du 10 mai 2009, il y avait 19 607 inscrits aux Loyauté). Cela provoque des problèmes dans l'organisation et la gestion du scrutin du fait du nombre important de procuration, à l'origine de l'annulation des opérations électorales de 1999 puis de 2009 notamment.

Seul un accroissement naturel qui reste fort permet encore à la Province de gagner des habitants, mais celle-ci est en train de terminer, plus tardivement que les deux autres provinces, sa transition démographique. Ainsi, l'excédent naturel s'affaiblit quelque peu (l'accroissement naturel par an étant compris entre 240 et 340 personnes supplémentaires entre 2002 et 2008, ce qui reste fort mais moins que les 400 à 540 individus supplémentaires par an connus de 1981 à 2002). La mortalité s'est stabilisée à un niveau bas, et la natalité reste toujours dynamique mais décroissante (le taux de fécondité, à 2,38 enfants par femme en 2007, reste plus élevé que dans les autres Provinces et largement au-dessus du seuil de renouvellement des générations, mais largement inférieur aux taux de 2001, où il s'établissait à pratiquement 4 enfants par femme, ou aux 6 enfants par femmes du début des années 1980).

Quoi qu'il en soit, les Îles Loyauté conservent une population particulièrement jeune, avec toutefois un vieillissement progressif : si les moins de 20 ans constituaient encore 46 % de l'ensemble des habitants en 2004, ils n'en représentaient plus, au 1 juillet 2008, que 42,2 %. La part des plus de 60 ans, quant à elle, augmente, passant de 8,88 % en 2004 à 9,82 % en 2008. La pyramide des âges est nettement triangulaire, mais présente des creux pour les classes d'âge des 0-5 ans (dû à une baisse de la natalité depuis le début des années 2000, conséquence directe du départ des jeunes actifs depuis le début des années 1990 pour le Sud) et des 25-35 ans, tandis que le sommet de la pyramide s'élargit. Cette évolution s'explique par une hausse de l'espérance de vie (s'établissant encore à 59,7 ans pour les hommes et 70,4 ans pour les femmes, soit 64,7 ans pour l'ensemble, en 1981, elle est en 2008 de 71,4 pour les hommes, 79,2 pour les femmes et de 75,1 ans pour la totalité de la population, elle est plus élevée que dans le Nord et a rattrapé le niveau de celle du Sud) et le départ des jeunes actifs pour la Province Sud).

Les Kanaks y forment l'essentiel de la population, les îles Loyauté n'ayant jamais fait l'objet de l'installation de colons. Au recensement de 1996 (le dernier en date à avoir comporté une question sur l'origine ethnique de la population), les Mélanésiens constituaient toujours 97,1 % de la population. Les Européens, présents à seulement 2 %, sont surtout des fonctionnaires employés dans l'administration territoriale (au sein des services du Commissaire délégué du gouvernement dans la province) ou judiciaire (avec l'antenne du tribunal de Nouméa), des gendarmes, des ecclésiastiques ou encore des enseignants, et sont donc essentiellement concentrés à Wé, le centre administratif de Lifou.

Institution et politique

La Province des Îles est gérée par une « Assemblée de Province » qui siège à Wé sur Lifou. Initialement composée de 7 membres de 1989 à 1999, elle comporte aujourd'hui 14 élus, dont parmi eux 7 siègent également au Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Elle est élue pour un mandat de 5 ans au suffrage universel direct et au Scrutin proportionnel plurinominal à 1 tour. Elle élit ensuite en son sein un président (qui doit être élu, lors des 2 premiers tours de scrutin, à la majorité absolue, puis à la majorité simple au 3 tour) et trois vice-présidents.

La Province des Îles est majoritairement indépendantiste et dominée par la gauche locale. Ainsi, fief du FLNKS depuis sa création en 1989, elle a toujours fait l'objet de la présence, au moment des élections, d'une multitude de listes indépendantistes qui coopèrent ensuite largement au sein de l'assemblée. Et si les anti-indépendantistes ont toujours bénéficier de la présence d'au moins deux élus, ils sont désormais absents de l'assemblée provinciale depuis les élections provinciales du 10 mai 2009, du fait de leur division en trois listes distinctes.

Assemblée actuelle (2009- )

En mai 2009, l'Assemblée de la Province des îles Loyauté était ainsi constituée :

  • Président : Néko Hnepeune (FLNKS-Union calédonienne, maire de Lifou depuis 2001).

  • 1 vice-président : Jacqueline Deteix (FLNKS-UC)

  • 2 vice-président : Nidoïsh Naisseline (LKS)

  • 3 vice-président : Christine Cica (FLNKS-UC).

  • Membres par formation politique :

  • Majorité UC-LKS : 8 élus :

  • FLNKS-UC : 6 élus.

  • LKS : 2 élus.

  • FLNKS-UNI : 4 élus :

  • Palika : 2 élus.

  • UC Renouveau : 1 élu.

  • FDIL : 1 élu.

  • Parti travailliste : 2 élus.

Les résultats des élections provinciales du 10 mai 2009 dans la province sont toutefois annulés par le Conseil d'État le 16 octobre suivant, du fait d'une « accumulation d’irrégularités, d’une ampleur particulièrement significative », notamment dans la rédaction des procès verbaux des bureaux de dépouillement (oubli de mentions de votes par procuration, ou au contraire nombre de procurations notées supérieures à celles octroyées) ou par le nombre particulièrement élevé de procurations (de l’ordre de 60 à 80% des électeurs dans certains bureaux de vote). Le Conseil d'État avait été saisi au lendemain du scrutin par le Parti travailliste. C'est la deuxième fois en dix ans que le vote des îles est annulé, et de plus en plus d'hommes politiques loyaltiens se sont prononcés en faveur de l'ouverture d'un bureau de vote spécial pour les îliens « expatriés » à Nouméa.

Lors des élections anticipées prévues du 6 décembre 2009, les listes UC-FLNKS, LKS-Dynamique autochtone et Parti travailliste sont conservées pratiquement à l'identique par rapport à l'élection du 10 mai et gardent les mêmes têtes de liste (respectivement Néko Hnepeune, Nidoïsh Naisseline et Louis Kotra Uregei). En revanche, la liste d'union UNI se divise en deux avec d'une part le Palika cette fois tirée par l'ancien membre du gouvernement Charles Washetine, dont l'absence avait été particulièrement remarquée aux élections de mai, et d'autre part « l'Union nationale pour le renouveau » tiré par la tête de liste de mai Jacques Lalié en réunissant les deux composantes de l'ancienne UNI non membres du FLNKS, à savoir l'UC Renouveau de Lalié et le FDIL de Cono Hamu (n°3 sur la liste), ainsi que des dissidents du Palika comme Éliane Waitronyie Caihé (n°2). Les non-indépendantistes pour leur part, échaudés par leur division en trois formations en mai, ce qui avait entraîné la perte de toute représentation à l'Assemblée de province, décident de s'unir sous le nom de « Les îles pour tous » et la conduite du sénateur Simon Loueckhote (qui avait mené toutes les listes du RPCR de 1989 à 2004 mais avait décidé en 2008 de fonder son propre parti, le LMD, et de se présenter sur une liste commune avec l'Avenir ensemble de Harold Martin en mai).

Nouvelle assemblée, en place depuis décembre 2009 :

  • Président : Néko Hnepeune (FLNKS-Union calédonienne, maire de Lifou depuis 2001).

  • 1 vice-président : Jacqueline Deteix (FLNKS-UC)

  • 2 vice-président : Nidoïsh Naisseline (LKS)

  • 3 vice-président : Éliane Waitronyie Caihé (UNR-Palika).

  • Membres par formation politique :

  • Majorité UC-LKS-UNR : 10 élus :

  • FLNKS-UC : 6 élus.

  • LKS : 2 élus.

  • UNR : 2 élus dont :

  • UC Renouveau : 1 élu.

  • Palika diss. : 1 élue.

  • Parti travailliste : 4 élus.

Deuxième mandature (2004-2009)

De 2004 à 2009, l'Assemblée de la Province des îles Loyauté était ainsi constituée :

  • Président : Néko Hnepeune (FLNKS-Union calédonienne, maire de Lifou depuis 2001).

  • 1 vice-président : Boniface Ounou (FLNKS-UNI-Palika, ancien maire d'Ouvéa de 2001 à 2008)

  • 2 vice-président : Nidoïsh Naisseline (LKS)

  • 3 vice-président : Cono Hnaéjé Hamu (Front pour le développement des îles Loyauté FDIL, ex-FCCI).

  • Membres par formation politique :

  • FLNKS-Union calédonienne (indépendantistes) : 4 élus.

  • LMD (ex-Rassemblement-UMP et ex-RPC, anti-indépendantistes) : 2 élus.

  • FLNKS-UNI-Palika (indépendantistes) : 2 élus.

  • LKS (indépendantistes) : 2 élus.

  • FDIL (ex-FCCI, indépendantistes) : 2 élus.

  • UC Renouveau (indépendantistes) : 2 élus.

Première mandature (1999-2004)

De 1999 à 2000, l'Assemblée de la Province des îles Loyauté était ainsi constituée :

  • Président : Robert Xowie (FLNKS-Union calédonienne, maire de Lifou de 1995 à 2001)

  • 1 vice-président : Jean-François Lalié (FLNKS-UNI-Palika)

  • 2 vice-président : Damien Yeiwéné (FLNKS-UC)

  • 3 vice-président : Albert Ouckewen (FLNKS-UC)

  • membres par formation politique :

  • FLNKS-UC (indépendantistes) : 6 élus

  • FCCI (indépendantistes) : 2 élus

  • LKS (indépendantistes) : 2 élus.

  • FLNKS-UNI-Palika (indépendantistes) : 2 élus

  • RPCR (anti-indépendantistes) : 2 élus

Mais le résultat des élections de 1999 dans les îles Loyauté ont néanmoins rapidement été contestés par les trois autres formations disposant de sièges à l'Assemblée : le LKS, la FCCI et le RPCR (2 sièges chacun). En effet, ceux-ci dénoncent un certain nombre d'irrégularités ayant eu lieu dans le déroulement du scrutin telles que remarquées par la commission de recensement général des votes de la province.

Tout d'abord, le nombre de votants diffère entre les procès verbaux de certains bureaux de vote et les listes d'émargement. De plus, des incidents relatifs aux procédures de dépouillement ont été mis en avant comme l'absence de feuilles de pointage dans certains bureaux de vote, des procès verbaux incomplets ou au contraire surchargés ou encore des feuilles de dépouillement illisibles ou non signées. Mais surtout, le problème principalement mis en avant par ces forces d'opposition fut les signatures répétées de mêmes électeurs dans plusieurs bureaux de vote, notamment dans celui de Maré 5 où un citoyen a signé 30 fois sur la liste d'émargement. Il s'agissait essentiellement alors d'une conséquence du trop grand nombre de procurations accordées aux Îles Loyauté, dont une grande partie des inscrits vit sur la Grande Terre pour y travailler.

Devant ces irrégularités, une requête pour annuler les élections fut rapidement déposée devant le Conseil d'État par le LKS, soutenu dans sa démarche par la FCCI et le RPCR. L'arrêt rendu par la plus haute juridiction administrative française le 15 mai 2000 leur donne raison et de nouvelles élections sont organisées dans les Îles Loyauté le 25 juin 2000.

La nouvelle Assemblée, de 2000 à 2004, est ainsi constituée :

  • Président : Robert Xowie (FLNKS-Union calédonienne, maire de Lifou de 1995 à 2001)

  • 1 vice-président : Jean-François Lalié (FLNKS-UNI-Palika)

  • 2 vice-président : Damien Yeiwéné (FLNKS-UC)

  • 3 vice-président : Albert Ouckewen (FLNKS-UC)

  • membres par formation politique :

  • FLNKS-UC (indépendantistes) : 6 élus

  • « Un nouveau défi pour les îles » (UDI, coalition anti-FLNKS) : 6 élus :

  • LKS (indépendantistes) : 2 élus,

  • RPCR (anti-indépendantistes) : 2 élus,

  • FCCI (indépendantistes) : 2 élus,

  • FLNKS-UNI-Palika (indépendantistes) : 2 élus

Historique des présidents de l'Assemblée de la Province Sud

  • 1989-1995 : Richard Kaloï (FLNKS-UC)
  • 1995-1999 : Nidoïsh Naisseline (LKS)
  • 1999-2004 : Robert Xowie (FLNKS-UC)
  • Depuis 2004 : Néko Hnepeune (FLNKS-UC)

Représentant de l'État

C'est également à Wé que se trouvent les services du commissaire délégué de la République (délégué du Haut-commissaire de la République pour la Province des Îles Loyauté). Celui-ci a pratiquement les mêmes pouvoirs qu'un sous-préfet.