Dans le cadre de la reconnaissance en-ligne, l'échantillon d'encre est constitué d'un ensemble de coordonnées ordonnées dans le temps. Il est ainsi possible de suivre le tracé, de connaître les posés et levés de stylo et éventuellement l'inclinaison et la vitesse. Il faut évidemment un matériel spécifique pour saisir un tel échantillon, c'est le cas notamment des stylos numériques ou des stylets sur agendas électroniques ou sur les Tablets PC.
La reconnaissance en-ligne est généralement beaucoup plus efficace que la reconnaissance hors-ligne car les échantillons sont beaucoup plus informatifs. En revanche, elle nécessite un matériel beaucoup plus coûteux et impose de fortes contraintes au scripteur puisque la capture de l'encre doit se faire au moment de la saisie (capture synchrone) et non a posteriori (capture asynchrone).
Les techniques usitées peuvent avoir un champ applicatif plus vaste permettant la reconnaissance de toute forme abstraite simple (cf. Reconnaissance de formes, Intelligence artificielle faible). Les systèmes actuels (2005) procèdent majoritairement par une comparaison de l'échantillon à reconnaître avec ceux contenus dans une base de données servant de comparatifs. Il est donc nécessaire au système de :
- soit posséder préalablement une base de données des formes reconnaissables ;
- soit passer par une phase de calibrage, c’est-à-dire, "d'apprentissage" des formes abstraites à reconnaître pour constituer cette base de données.
Les techniques de comparaison reposent généralement sur des méthodes statistiques simples pour gagner en vitesse de traitement. Ce qui induit que :
- plus le nombre de formes que le système peut reconnaître est grand,
- plus la précision statistique des comparaîsons doit l'être et, par conséquent,
- moins la qualité de la reconnaissance le sera.
Ceci car la qualité des systèmes de reconnaissances repose sur leur capacité a faire des choix fiables basés sur des approximations. Or, en matière d'écriture manuscrite, l'approximation est, de par le facteur humain, inéluctable : il est quasiment impossible qu'un utilisateur de ces systèmes reproduise une forme exactement telle qu'elle aura été préalablement mémorisée dans la base de données comparative ! En revanche, ces systèmes permettent de comparer et reconnaître facilement quelques formes simples, sans se soucier ni de la taille, ni de l'orientation, ni de l'exactitude "spaciale" de l'originale contenu dans la base de donnée comparative ! Cependant, les limitations intrinsèques restreignent les domaines applicatifs à des opérations de reconnaissance simples et rapides.
Citons pour exemple la technique qui semblerait demeurer la plus simple, la plus facile et la plus rapide à implémenter en programmation informatique. Il s'agit d'une comparaison de la moyenne de la somme des ségments reliants chaque points de la figure à son premier point. Ce mode de reconnaissance d'écriture induit que l'édition des figures soit vectorielle, donc, constituée de segments juxtaposés eux-même constitués/limités par des points. Autrement dit, une figure n'est qu'un ensemble de points reliés entre eux et ayant leurs coordonnées sur un plan en deux dimensions.
- On considère le premier point tracé comme étant le point de référence ; en quelque sorte, le centre de la figure autour duquel gravitent les autres points formant le nuage.
- Pour s'abstraire des contraintes de considération de l'orientation et de l'unicité formelle du contour de la figure (la forme physique exacte), on ne prend en considération que la taille des ségments/vecteurs reliant le point de référence à chacun des points satellites.
- Pour se faire, on utilise tout simplement le théorème de Pythagore.
- On réduit donc la définition de la figure à la somme de tous ces ségments, donc, à une longueur sur une seule dimension !
- Pour s'abstraire de la contrainte de l'échelle (liée au contexte physique) et d'autres contraintes (liées aux technologies d'acquisition utilisées), on procède à la moyenne de la longueur en la divisant par le nombre de points satellites.
- On obtient ainsi qu'une seule valeur à comparer avec celles mémorisées dans la base de données.
- La comparaison se devant d'être approximative, une tolérance doit être définit, soit par l'utilisateur, soit de manière automatique en fonction du nombre de figures que le système doit pouvoir reconnaître.