Elle est connue pour regrouper une importante communauté de vendeurs de matériels informatiques d'origine asiatique. Longtemps le quartier hébergea de nombreuses boutiques de matériel électronique, puis avec le temps c'est l'informatique qui remplaça l'électronique.
Ces vendeurs sont souvent moins chers que les grands magasins parce qu'ils négocient habilement certains arrivages (y compris en trans-frontières). En contrepartie, le choix qu'on y trouve est lui aussi tributaire dans une certaine mesure de ces arrivages. Les marges effectuées par les vendeurs sont également moins importantes que dans les autres grands magasins spécialisés dans l'informatique.
Dans les années 1970 pourtant, il y avait encore là une cour de ferme, dont les habitants du quartier entendaient le coq chanter, et jusqu'aux années 1980 la rue était restée plutôt tristounette, bordée de petits immeubles modestes et désertée par les commerces. Toutes les boutiques aux volets clos ont maintenant été reprises par des distributeurs d'informatique. Le déclic a eu lieu en 1995 lorsque le magasin Surcouf a quitté l’avenue Philippe-Auguste pour l'avenue Daumesnil avoisinante.
Les prix pratiqués peuvent varier dans la journée. Ainsi les boutiques affichent volontiers leurs prix en vitrine afin que chacun puisse comparer facilement. Plusieurs sites web permettant de comparer les prix proposés par les différents établissements pour un produit donné ont d'ailleurs été développé, ils permettent de voir l'évolution des prix d'un produit selon le moment de la journée. Les informations prodiguées sont toutefois spéculatives : les boutiques doivent en effet avoir un compte afin de pouvoir rendre compte de leur prestation, aussi, dans la pratique, l'information n'y est pas des plus fiables.
Le 6 mars 2006, la gendarmerie nationale effectue une « descente » dans quinze magasins d'informatique pour démanteler un réseau d'importation de CD et DVD vierges, ces magasins baissant leurs prix en échappant notoirement à la TVA et la taxe sur la copie privée.