Le Saola est craintif et se cache dans les forêts difficilement accessibles.
Longtemps considéré comme un mythe, il fut découvert lorsque des chercheurs se sont lancés sur ses traces dans les montagnes du nord du Vietnam, entre 1 000 et 1 600 m dans la cordillère annamitique.
Cette zone s’étend de part et d’autre de la frontière entre le Laos et le Vietnam, dans les provinces de Nghe An et Ha Tinh. Cette région est couverte d’une épaisse jungle. . Ce n’est qu’en 1994 qu’un chasseur de tortues a finalement capturé par hasard une jeune femelle.
Brun, tacheté de blanc et doté de ses petites cornes, l’animal a été exposé dans un parc botanique de Hanoi. Les autorités l’ont baptisé « Vu quang », du nom d’un parc naturel vietnamien où survivent les derniers spécimens.
Le soala a été chassé par les indigènes à raison d’une cinquantaine de spécimens par an. C’est énorme quand on sait que la population est estimée à quelques centaines. Suite aux premières découvertes, le soala a été étudié et répertorié sous le nom de Pseudoryx nghetinhensis. Pseudoryx car ses cornes ressemblent à celles de l’oryx, nghetinhensis se rapportant à la région où on l’a découvert. Ce bovidé se situe effectivement à mi-chemin entre la chèvre et l’antilope. C’est aujourd’hui l’un des animaux les plus rares qui pourrait bien disparaître si son habitat n’est pas préservé.