Comme pour toute expérience de ce genre, avant la mise en orbite de ce satellite, il est nécessaire de le tester dans des conditions précises. Classiquement, ceci passe par les tests des sous-ensembles, en général testés dans les laboratoires respectifs (souvent, les laboratoires contribuent en nature en fournissant un morceau de l'expérience, en retour les scientifiques du laboratoire auront un accès privilégié aux observations (données brutes)), des tests d'intégration de chacune des expériences (un satellite embarquant souvent plusieurs expériences) et des tests d'ensemble.
En ce qui concerne l'expérience HFI, les tests du modèle de qualification et du modèle de vol ont été menés à l'IAS en Nov. 2004 et Mars (calif) et Juin-juillet 2006 (calib.) resp. À chaque fois, pendant 3 à 4 semaines, l'expérience est mise sous vide, et refroidie dans une cuve à quelques Kelvins (autour de 2.7 K).
En ce qui concerne le satellite complet (incluant HFI et LFI, le miroir, ...), cette tâche a été confiée par l'Agence Spatiale Européenne à Alcatel Space (concepteur du satellite, en tant que plateforme, les expériences étant définies par les scientifiques et les techniciens des laboratoires) au Centre Spatial de Liège (CSL). Ce dernier a en conséquence développé avec l'aide de la société Amos une configuration de tests ainsi qu'une instrumentation spécifique dans ses installations de simulation spatiale. La première étape de tests concernant la qualification du satellite a commencé en juin 2005 et s'est achevée en septembre. La seconde étape consiste à tester le modèle du satellite ; celle-ci devrait s'achever au cours de l'année 2006. Ce programme est une première mondiale. En effet, c'est la première fois qu'un satellite entier (1800kg, 4.2m par 4.2m) est soumis à une telle différence de température (environ 100K sur la coque externe du satellite et quelques mK dans les bolomètres) . Cette phase de tests représente pour le CSL un budget de 17.5 millions d'euros et environ 125 000 heures de travail.