En 1943, alors que la France était encore occupée par les Allemands, la Marine nationale lança clandestinement un programme pour un appareil bimoteur embarqué destiné au bombardement en piqué, au torpillage et à la lutte anti-sous-marine. De nombreuses études furent entamées et en 1944 à la Libération, le projet de la SNCAC est retenu pour le programme de réarmement au même titre que celui de la SNCAN. Le projet développé par le bureau d'études d'Issy-les-Moulineaux, spécialiste des appareils embarqués, appartenaient alors à la SNCASO avant que la responsabilité de celui-ci soit transféré à la SNCAC. Le projet fut donc d'abord désigné SO.1070 avant de devenir NC.1070.
À la fin de la guerre, l'aviation navale estimait avoir besoin de 105 appareils de ce type. Le projet NC.1070 ayant fortement impressionné la Marine demanda le financement au ministère de 15 appareils (12 basés à terre et 3 embarqués). Une commande fut finalement passée le 20 août 1945 mais limités à trois prototypes. La commande du troisième appareil fut finalement annulée le 25 avril 1946.
Le premier vol du NC.1070 eu lieu le 23 mai 1947 aux mains de Fernand Lasne. L'appareil effectua des vol d'essais pendant près d'un an au cours desquels on nota les bonnes qualités de vol de l'appareil mais aussi des performances décevantes en raison de la faiblesse de ses moteurs. Finalement, le 9 mars 1948, à la fin d'un vol d'essai près de Toussus-le-Noble le prototype 01 du NC.1070 dut se poser sur le ventre en raison d'une panne de sortie du train d'atterrissage. L'appareil bien que peu endommagé ne fut pas réparé en raison de la perte d'intérêt des autorités pour cet appareil. Par ailleurs, à cette époque de lourds travaux de conversion avaient été entreprit sur le second prototype devenant le NC.1071.