Ce ver tubicole ne vivant que sur les fondations calcaires de certaines espèces de coraux, il y opère avec ces derniers une symbiose étroite.
Tout d'abord, l'association ver/corail peut varier selon le lieu géographique. Ainsi, en titre d'exemple, dans les caraïbes, la sous espèce S. g. corniculatus s'associe, dans la majorité des cas, avec le corail Diploria strigosa. Plus généralement, S. giganteus se retrouve surtout sur les coraux massifs tel les genres Montipora ou Porites.
Le corail fournit au ver un logement et, en échange, le ver protège, en plus de les abriter, avec sa panache de branchies, les polypes alentours qu'il recouvre des prédateurs, comme l'étoile de mer Acanthaster planci, redoutable consommateur de coraux en Indo pacifique. Ce dernier étant dérangé pas les mouvements des panaches du ver, il contourne l'obstacle sans s'attarder sur les polypes en dessous des tentacules déployés du spirobranche. De plus, ces mêmes mouvements créent une meilleure circulation de l'eau environnante, apportant plus de plancton et de particules au niveau des polypes du corail, que ces derniers consomment.
Malgré cela, le ver peut devenir, à la longue, un problème pour le corail; en effet le spirobranche, en se posant à l'état de larve sur la fondation du cnidaire, créé un tube droit de calcaire où il y vivra. L'animal ne perfore pas le corail; c'est ce dernier qui, en grandissant, recouvre le tube calcaire. En mourant, le ver laisse un tube vide risquant de fragiliser la structure du corail, le rendant plus vulnérable face aux tempêtes tropicales, aux dragages par des chaluts ou à des attaques d'éventuels prédateurs.