Leur population de cette espèce d'étoile de mer a augmenté depuis les années 1970 et elle est en partie responsable de la diminution des coraux notamment au niveau de la Grande barrière de corail en Indonésie. La multiplication de ces prédateurs dans le « triangle corallien » pacifique, une zone particulièrement importante pour la biodiversité marine inquiète les spécialistes de la biologie marine, d'autant plus que cette zone concentre les trois quarts des espèces marines du monde dont plus de 600 sortes de corail .
Il existe aussi d'autres théories au sujet de cette explosion de population et le débat dans le monde scientifique fait encore rage. Voici les principales hypothèses énoncées :
- La surpêche voire la disparition de ses propres prédateurs comme le triton géant (Charonia tritonis) , un mollusque gastéropode recherché par les touristes pour sa belle coquille.
- La prolifération pourrait être le résultat d'un processus naturel cyclique lié à la vitesse de reproduction de ces animaux, cette théorie est basée sur le fait que la Grande barrière de corail australienne avait connu une invasion d'Acanthaster pourpre dans les années 1970 et dans les années 1980, mais à l'époque, l'Australie avait réagit efficacement en organisant des campagnes de ramassage (privée et publique), alors que l'Indonésie n'a toujours pas mis en œuvre les moyens suffisants qui seraient nécessaires au contrôle de la situation.
- La pollution générée par les effluves journalières des agglomérations urbaines.
Cependant, cette explosion de la population semble surtout liée au développement de l'agriculture et des algues qui en résulte, qui perturbent le réseau trophique.
Comme les œufs d'étoile de mer dérivent sur de grandes distances, la destruction devrait se faire non pas sur les lieux de pontes mais de vie. Or, peu d'animaux marins se nourrissent de cette étoile de mers munie de piquants venimeux, mais il en existe tout de même quelques-uns, tels : le mollusque triton, une espèce de crevettes qui se nourrissent des juvéniles et différents poissons des massifs coralliens (notamment le Napoléon) qui se nourrissent de ces larves.