Certains se demandent si certains syndromes observés dans la nature ne sont pas à rapprocher de ceux qui affectent l'Homme, ou si tout au moins ils ne pourraient pas avoir des causes communes.
Exemples
- Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles
- nombreuses anomalies génitales ou sexuelles observées dans la faune (escargots aquatiques exposés au tributylétain, coquillages, poissons, ours, alligators victimes de phénomènes de féminisations induites par des perturbateurs endocriniens)
Géographie du risque
Une étude publiée début 2008 par Nature s'est appuyée sur ;
- une carte de danger ; celle des 335 foyers de maladie émergente (zoonoses uniquement) repérés de 1940 à 2005 ; Dans le monde, et du point de vue du nombre des émergences récentes, c'est en Europe, la zone allant du Kent à l'Allemagne en passant par la Belgique et le Nord de la France qui a été la plus exposée et qui constitue un Hotspot (point chaud)
- quatre cartes de risque, qui identifient des « hot-spots » (zones à haut risque);
Ces cartes de risques sont faites à partir de l’analyse des lieux et conditions d’apparition de ces maladies, et à partir de modèles informatiques prenant en compte les corrélations observées entre apparition de maladies émergentes et :
L’étude conclue que si l'Europe de l'Ouest et la côte est des USA ont été une zone de forte émergence depuis 50 ans, selon les modèles éco-épidémiologiques, c'est dans les pays tropicaux que le risque grandit le plus aujourd'hui (Asie du sud et de l'est, Afrique équatoriale) en raison des comportements humains et de l'accroissement exponentiel de la population dans ces zones. Si les cartes pointent l'Europe comme zone à haut-risque, en données corrigées (zones tropicales à surpondérer car moins surveillées ; on y a probablement pas détecté certaines épidémies de ce type), les « points chauds » les pays les plus à risque seraient peut-être ceux de l'Afrique subsaharienne, l’Inde et la Chine. L'Asie du Sud et du Sud-Est sont deux zones à haut risque de début d’épidémie en raison d’une population dense et croissante, d’un mode de vie favorisant la promiscuité entre homme/animaux domestiques/animaux sauvages et d’une pression forte sur la forêt récente en Asie du sud-est et Amérique du sud, et déjà plurimillénaire en Chine). De plus les voyages augmentent de manière exponentielle dans ces pays.
Des zones à haut risque, mais plus petites en surface (et a priori mieux équipés en moyens de détection précoce et de soins) existent aussi en Europe, Amérique du Nord.