Introduction
Le Tetrabiblos est un ouvrage sur l'astrologie écrit en grec par Ptolémée, qui fut traduit du grec en arabe, puis de l'arabe en latin (langue scientifique jusqu'à très tardivement, l'astrologue Jean-Baptiste Morin de Villefranche ayant écrit en latin son Astrologia Gallica parue en 1661), avant de connaître une traduction en français par Nicolas Bourdin de Vilennes au XVII siècle.
Le Tetrabiblos est une encyclopédie rassemblant le savoir antique à destination entre autres de la médecine et d'autres aspects aussi pratiques pour la connaissance de l'homme.
Selon Pascal Charvet, traducteur et commentateur, helléniste et professeur de chaire supérieure de langues anciennes, qui a écrit, en collaboration avec le CNRS, Le Livre unique de l'astrologie, traduction récente en français du Tetrabiblos, paru aux Éditions du Nil en 2000, l'ouvrage de Ptolémée est une référence en matière d'astrologie.
Le tableau de Ptolémée reprend le système solaire tel qu'il était perçu depuis des milliers d'années à l'époque de l'antiquité (Égypte, Grèce, Mésopotamie...). Il reprend donc les sept planètes visibles à l'oeil nu : Soleil, Mercure, Vénus, Lune, Mars, Jupiter et Saturne. La Terre devant figurer dans cette liste qui reprend fidèlement, vis-à-vis de l'astronomie, l'emplacement des planètes quant à leur distance par rapport au Soleil, cela lui inspira l'assertion critiquée par Kepler : « La terre est au centre de l'univers. »
L'univers étant réduit au système solaire, la traduction du grec de Ptolémée dans l'allemand de Kepler a créé le malentendu que tout le monde connaît.