Les précurseurs sont souvent des résines à l'état semi-liquide (prépolymère). Pour le moulage, la résine est mélangée à des charges renforçantes (telles la fibre de verre) et/ou de remplissage (pour notamment baisser le coût : craie, farine de bois, talc, etc.).
Exemple de polymérisation d'une résine polyester insaturée :
résine + styrène (+ charges, additifs) + catalyseur, accélérateur (+ chaleur, pression dans un moule) → structure réticulée irréversible (pontage des chaînes : matériau solide rigide moulé).
La polymérisation peut se produire :
- à température ambiante, après mélangeage (exemple : système bicomposant : la résine et les réactifs sont mélangés au moment de l'emploi) ;
- par chauffage (cuisson, généralement à partir de 200 °C) sous pression, ce qui augmente les cadences de production ;
- en présence de l'humidité de l'atmosphère ambiante (colles à prise très rapide type SuperGlue, certaines peintures et certains silicones) ;
- par irradiation UV, électronique...
La réaction chimique transforme la résine en « plastique » rigide, élastomère, par formation de nœuds (tri et tétravalents) de réticulation et de pontages de chaînes. La matière d'œuvre est généralement liquide, en poudre ou en pastille, conçue pour être moulée et acquérir une forme finale, ou pour servir d'adhésif. L’énergie et les réactifs ajoutés provoquent la liaison des chaînes moléculaires pour former un réseau tridimensionnel.