Tortue géante des Seychelles

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Introduction

Tortue géante

des Seychelles
Tortue géante des Seychelles (Geochelone gigantea)
Classification
RègneAnimalia
EmbranchementChordata
Sous-embr.Vertebrata
ClasseReptilia
OrdreTestudines
FamilleTestudinidae
GenreGeochelone
Nom binominal
Geochelone gigantea

(Schweigger, 1812)
Statut de conservation IUCN :

VU D2 : Vulnérable

Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'IUCN.

La tortue géante des Seychelles (Geochelone gigantea) est une espèce de tortues terrestres se trouvant principalement sur l'atoll d'Aldabra.

Description

C'est la plus grosse tortue terrestre, puisqu'elle peut atteindre 1,2 m pour 300 kg (chez les mâles), soit un peu plus que les 250 kg de la tortue géante des Galapagos.
Les femelles sont un peu plus petites, mesurant en moyenne 90 cm.

On pense que la longévité peut dépasser 150 ans. Esmeralda, tortue emblématique de l'île de Bird aurait plus de 200 ans car née en 1771.

Comportement

Compte tenu du climat brûlant de l'île, les tortues sont surtout actives le matin, essayant sinon de se rafraîchir à l'ombre de quelques arbustes ou dans des flaques boueuses.

Répartition géographique

Cette espèce vit aux Seychelles, sur l'ilot très sec et inhabité d'Aldabra. Ce grand atoll corallien de 155,4 km a une énorme concentration en tortues, puisque leur nombre est estimé à 150 000 individus. Il s'agit réellement d'une surpopulation, qui pèse lourdement sur les ressources végétales de l'île. On note d'ailleurs une faible proportion de jeunes, ce qui confirme la disponibilité réduite en nourriture (mais on pense d'autre part qu'il existe une autorégulation des naissances).

Taxinomie

Ce taxon admet pour synonymes Dipsochelys elephantina (Duméril et Bibron, 1835), Dipsochelys dussumieri et Testudo gigantea.

Histoire évolutive

Ces tortues auraient évolué durant le Trias, il y a 180 millions d'années, alors que les Seychelles étaient encore regroupées parmi le Gondwana.

Menaces et protection

Il existait autrefois des sous-espèces ou des espèces apparentées à la Réunion, à Madagascar ou sur l'île Maurice, mais elles sont désormais éteintes, exterminées par l'homme.

Cette espèce n'est cependant pas considérée comme menacée. Elle est très surveillée par le gouvernement et les organisations internationales. Afin d'éviter une extinction sur Aldabra, divers groupes ont été récemment introduits sur de petites îles de l'océan Indien, comme Frégate, Cousin, ou Mahé. Elle est classée en Annexe II de la CITES.