Dans son mode de formation, un trou noir est issu d'un résidu d'étoile massive dont le cœur se contracte jusqu'à se transformer en trou noir. Une telle configuration n'est pas statique : on part d'un corps massif et étendu qui se contracte pour donner un trou noir. Le trou noir n'existe donc pas de toute éternité, et il n'y a pas de trou blanc correspondant.
Pour être en mesurer d'exister, un trou blanc doit soit être issu d'un processus physique menant à sa formation, soit être présent dès la création de l'univers. Aucune de ces solutions n'apparait satisfaisante : il n'existe aucun processus astrophysique connu pouvant mener à la formation d'une telle configuration, et l'imposer dès la création de l'univers revient à supposer un jeu de conditions initiales très spécifique qui ne possède pas de motivation concrète. Aussi l'existence des trous blancs semble-t-elle difficile à envisager. Il a cependant été proposé que des trous blancs puissent exister, cela pour expliquer la luminosité extrême de certains objets astrophysiques, les quasars. Au vu des quantités énormes rayonnées par ces objets, dont la luminosité rend possible l'observation depuis plusieurs milliards d'années-lumière de distance, il avait été supposé qu'ils puissent être le siège de phénomènes physiques exotiques comme un trou blanc, ou un phénomène de création continue de matière (voir Théorie de l'état stationnaire). Ces idées sont aujourd'hui abandonnées, les propriétés observées des quasars étant très bien expliquées par celle d'un disque d'accrétion au centre duquel se trouve un trou noir supermassif.