L’université de Nantes est une université française située à Nantes. Elle a été créée sous sa forme actuelle par un décret du 29 décembre 1961, mais trouve son origine dans l'Université de Bretagne fondée en 1461 par François II, duc de Bretagne et dissoute au moment de la Révolution Française.
Elle possède plusieurs campus dans l'agglomérationnantaise (Tertre, Lombarderie, centre-ville, Chantrerie), et compte aussi des antennes à Saint-Nazaire et à La Roche-sur-Yon.
Présentation générale
Historique
L'université médiévale
Blason de l'université de Nantes (XVIIe-XVIIIe)
L’université de Bretagne est fondée par Bertrand Milon le 4 avril 1460, à l’initiative du duc François II de Bretagne, et ce par une bulle pontificale du pape Pie II, donnée à Sienne. Celle-ci incarne le vœu de François II d’affirmer son indépendance vis-à-vis du roi de France, alors qu’aux abords du duché à Angers en 1432, Poitiers en 1432 et Bordeaux en 1441 s’ouvrent des universités. Créée sous la forme d'un studium generale, cette université peut enseigner toutes les disciplines traditionnelles : Arts, Théologie, Droit et Médecine. La population étudiants entre la fin du XV siècle et durant les deux siècles suivants croit pour atteindre le milliers voir 1500 étudiants, selon les estimations les plus hautes.
Une première tentative de déplacement de l’université de Nantes à Rennes a lieu à la fin du XVI siècle. Le roi Henri IV de France cherche à punir Nantes, ville ligueuse, pour son soutient au duc de Mercœur. L’université reçoit par lettre patente du 8 août 1589 l’ordre de transfert à Rennes, ville restée fidèle à la monarchie. L’institution n’est cependant pas déplacée, faute de financement. Une nouvelle lettre patente du 5 septembre 1591 réitère cet ordre de transfert, mais là encore sans application. Une dernière lettre patente d’avril 1598 fixe la situation en confirmant l’établissement à Nantes de l’université.
Au début du XVIII siècle, l’université rentre dans une phase de déclin. Nantes est tout entière tournée vers le commerce et ses élites s’intéressent peu à cette institution. En 1728, le maire de la ville, Gérard Mellier, écrit que l’université bretonne serait mieux placée « à Rennes, pays de lettres, qu’à Nantes où l’on ne respire que le commerce ». Par conséquent, la faculté de Droit est effectivement transférée à Rennes en 1735 où siège le Parlement de Bretagne. Les facultés de lettres, de théologie et de médecine sont conservées à Nantes, mais celle de médecine était déclinante, et celle de théologie minée par l’influence du jansénisme.
Il est par la suite plusieurs fois question de transférer le reste des facultés de Nantes à Rennes, notamment en 1778. Cependant, les trois facultés nantaises s’opposent avec vigueur à ce projet, en mettant en avant le mauvais traitement de la faculté de droit après son transfert dans la capitale bretonne.
En 1793, la Convention nationale ordonne la suppression de toutes les universités et facultés. Lors de la création de l’université impériale par Napoléon en 1806, Nantes est oubliée. Certaines écoles la remplacent cependant et la médecine, notamment, continuera d’être enseignée à Nantes et plus tard le droit et les lettres.
L'université actuelle
Un décret du 29 décembre 1961 ré-institue une université à Nantes. En 1962, trois facultés nouvelles (sciences, lettres, droit) s’installent sur le campus des bords de l’Erdre sur les domaines du Tertre et de la Lombarderie récemment acquis par la ville de Nantes. En mai 1961, Michel Debré, Premier ministre vient poser la première pierre de la Faculté des sciences en présence du maire de la ville Henry Orrion.
La Loi Faure qui fait suite aux événements de mai 1968 supprime les facultés et institue des « unités d’enseignement et de recherche » au sein des nouveaux établissements publics universitaires désormais autonomes. En 1970, les statuts de l’université de Nantes sont adoptés : ils font mention de six UER littéraires, cinq UER scientifiques, l’UER de droit, de sciences économiques, de gestion des entreprises, de médecine, de pharmacie et d’odontologie.
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Une filière d'AES ouvre en 1993 sur le site de Saint-Nazaire, mais est fermée à la rentrée 2010. Polytech'Nantes ouvre en 2000.
En 2009, l’université est membre fondateur du PRES Université Nantes Angers Le Mans. Elle accède aux « compétences élargies » au 1 janvier 2010.
Présidence
L’université de Nantes est présidée par Yves Lecointe depuis mars 2007; son mandat a été confirmé en avril 2008.
Le château du Tertre, sur le campus du même nom, accueille des colloques
Conformément au code de l'éducation qui fixe l’organisation légale des universités publiques en France, l’université de Nantes se compose de plusieurs composantes. On trouve d’une part les unités de formation et de recherche (UFR) et d’autre part les « instituts et écoles ». L’université se compose donc de :
Unités de formation et de recherche
UFR de Droit et des Sciences Politiques,
UFR Lettres et Langages,
UFR d’Histoire, Histoire de l’Art et Archéologie,
UFR de Psychologie,
UFR de Sociologie,
UFR de Langues,
UFR de Sciences et Techniques,
UFR des Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives,
Le pôle Sciences et technologies, avec les écoles doctorales "Sciences et Technologies de l'Information, Mathématiques" (STIM), "Sciences pour l'Ingénieur, Géosciences, Architecture" (SPIGA), et "Matière, Molécules Matériaux en Pays de la Loire" (3MPL)
Le pôle Lettres, langues, sciences de l'homme et de la société, avec les écoles doctorales "Droit, Economie-Gestion, Sociétés, Territoires" (DEGEST), "Cognition, Education, Interactions" (CEI), et "Sociétés, Cultures, Echanges" (SCE)
Enseignement et recherche
Formation
Relations internationales
Recherche
Les unités de recherches de l'établissement sont regroupées dans 8 pôles:
Jean-Marc Ayrault : licence d'Allemand (vers 1971) puis CAPES ;
François Bégaudeau : auteur de Entre les murs, dont l'adaptation a obtenu la Palme d'Or à Cannes. cursus de Lettres modernes avant d'obtenir le CAPES et l'Agrégation ;
Julien Bontemps ;Véliplanchiste, médaillé d'argent au JO de Pékin.
Jeanne Cherhal : cursus de philosophie ;
Philippe de Villiers : maîtrise de droit public (1971) ;
Marina Jaunatre : Championne de France de cyclisme. Mastère en "Management du sport" à l'UFR STAPS ( 2005) ;