Création du Mirail
Les locaux de l'université ont été conçus et construits par l'équipe d’architectes Candilis, Josic, Woods. Georges Candilis l'avait ajouté sur demande au grand projet d'architecture de Toulouse des années 1960 : le Mirail.
L'université du Mirail connaît une naissance précipitée suite à la saturation de l'ancienne faculté du centre ville et au mouvement de mai 1968. Il est à cette date décidé de diviser l'université de Toulouse en trois : la faculté de droit devient l’université de Toulouse I et reprend les anciens bâtiments de l'université, la faculté de lettres devient l'université de Toulouse-II, appelée Le Mirail après son déménagement, et les facultés de médecine et de sciences deviennent l'université Toulouse III, dite Paul Sabatier. En 1969 est créée la quatrième université toulousaine, l'Institut national polytechnique de Toulouse, fédération d'écoles d'ingénieurs. Après plusieurs ouvertures d'annexes (dont une située dans une caserne militaire) afin de désengorger l'université du centre ville, l'université du Mirail ouvre petit à petit ses portes dès 1971 et en 1973, le déménagement est quasiment effectué en totalité. Prévue pour 11 000 étudiants, Le développement de l’université est allé au dela des prévisions de l'époque, puisqu’elle accueille 23 800 étudiants environ.
Les grands domaines de l'université sont « Arts, Lettres et Langues », « Sciences Humaines et Sociales », « Sciences, Technologies et Santé ».
Architecture du projet
L'idée d'université du Mirail a émergé dès 1964, peu après la mise en place du projet initial d'urbanisation du quartier du Mirail porté par les architectes Georges Candilis, Josic et Woods. Les premiers plans datent de 1966. L'architecture de l'université repose sur un principe de base d'horizontalité. Les bâtiments ne font jamais plus d'un étage. L'organisation des bâtiments se structure autour de quatre principales voies de circulation piétonne qui forment une véritable ossature à l'université. Ces voies de circulation couvertes forment également un lien permanent entre les bâtiments créant une véritable unité structurelle entre les différentes disciplines enseignées. Ces voies de circulation reprennent l'idée de trame urbaine en formant des rues internes au quartier, permettant une circulation rapide et en créant des îlots de construction. Les bâtiments sont constitués de blocs modulables reproduisant la structure en piliers et poutres de béton des travées, avec un remplissage parfois de briques rappelant la couleur de la ville rose. Ces blocs sont parsemés de patios permettant un éclairage naturel et créant des espaces de repos pour les étudiants. Certains blocs ont un étage et permettent un accès aux toits-terrasse. L'université repose en partie sur une dalle recouvrant un parking.
Aujourd'hui, de nouveaux édifices de plusieurs étages ont été construits – comme la Bibliothèque universitaire, la Maison de la recherche, l'UFR d'histoire, l'Arche, la Fabrique culturelle et l'UFR de langues – et sont des éléments de la restructuration en cours de l'université.
Problèmes de construction
Le projet initial a été marqué par plusieurs problèmes de construction qui ont affecté le fonctionnement de l'université