Introduction
Traditionnellement, en médecine, en biologie animale ou en phytopathologie, un vecteur est un organisme qui ne provoque pas lui-même une maladie mais qui disperse l'infection en transportant les agents pathogènes d'un hôte à l'autre ; par exemple le puceron est un vecteur de plusieurs maladies dont les conséquences sont importantes en agriculture et dans les vergers. Chez l'animal, la plupart des « maladies à vecteur » sont des zoonoses, c'est-à-dire des maladies passant de l'homme à des animaux domestiques et/ou sauvages, parfois émergentes ou réémergentes. Dans une économie mondialisée et un monde où l'on circule de plus en plus et de plus en plus vite, le suivi et contrôle épidémiologique et écoépidémiologique de ces maladies est devenu très difficile malgré les progrès de la biologie et de ses outils. L'OMS collabore de plus en plus avec l'OIE pour cette raison, et ces deux agences, sous l'égide de l'ONU doivent aider les pays pauvres à développer leurs systèmes de suivi écoépidémiologique.

le puceron est un des principaux vecteurs des maladies des plantes véhiculées par la sève

Les tiques jouent un rôle écoépidémiologique majeur en tant que vectrice d'un grand nombre de pathogènes qu'elles transfèrent d'une espèce à l'autre. La tique du chien ou les tiques des oiseaux peuvent en outre être transportées avec leur hôte sur de grandes distances
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Ce sens de vecteur biologique est le premier en épidémiologie et dans le langage courant.