Le plan de cette villa est représenté dans l'ouvrage de l'architecte, Les Quatre Livres de l'architecture (I Quattro Libri dell'Architettura) et correspond presque exactement à la construction définitive; les commentaires de Palladio sont brefs mais il souligne l'utilité du domaine agricole, précisant qu'un silo à grain et les communs, accessibles par un passage couvert d'un toit, sont situés de part et d'autre de la villa.
Si la sobriété a prévalu pour l'apparence extérieure, jusqu'au choix de l'ordre toscan pour les colonnes du portique, la décoration intérieure déploie un faste certain; les pompeuses fresques de Giovanni Battista Zelotti, encadrées par une architecture en trompe-l'œil, sont des allégories de la mythologie antique et des arts, comme la musique, la poésie.
Comme les autres villas de Palladio, la maison seigneuriale est surélevée par rapport au sol afin d'en dégager sa majesté et, pour cette villa, les ailes latérales ne le sont pas, soulignant ainsi la disposition hiérarchique des bâtiments entre eux; la loggia, accessible par un large perron n'est pas, comme pour la Villa Badoer, un porche avancé mais est intégrée dans le bâtiment. La façade est constitué d'un portique à colonnes surmonté d'un fronton.
Les ailes des communs sont extrêmement longues, signe évident de la prospérité des propriétaires, composées d'une rangée d'arcades et sont surmontées, à leur extrémité, d'un bâtiment destiné aux colombes.