Le rapport de la marine américaine souligne le fait que l'USS Vincennes a essayé de contacter sans succès l'Airbus, sept fois sur la fréquence d'urgence militaire et trois fois sur la fréquence d'urgence civile, mais jamais sur les fréquences du contrôle du trafic aérien. De plus, le vol d'Iran Air est civil et par conséquent n'as pas accès aux fréquences militaires. Cependant les pilotes iraniens ont captés les trois appels sur la fréquence d'urgence civile. L’équipage n'a sans doute pas compris que le message leur était destiné. Les marins décrivent l'appareil en approche par son cap et sa vitesse au sol. Même si le cap est correct, l'indication de vitesse ne correspond pas à la vitesse air fourni par l'Airbus, la différence est notable (environ 50 nœud de différence). Le Vincennes ne mentionne ni le couloir aérien ni le code transpondeur qui aurait permis une identification.
L'utilisation du radar de l'USS Vincennes est mis en cause également, le personnel était encore peu familiarisé avec cette technologie. Effectivement, de mauvaises manipulations ont sans doute mené à l'identification erronée de l'Airbus. L'aéroport international de Bandar Abbas servait pour les vols civils mais aussi militaires. Plusieurs F-14 étaient stationnés à Bandar Abbas, lors du scanne d'identification des appareils, il est possible que le radar est attribué un code de reconnaissance d'un F-14 à l'Airbus.
La Navy avait la liste des vols civils prévus pour la journée du 3 juillet, toutefois les différents fuseaux horaires ont compliqué l'identification du vol 655 qui avait déjà pris du retard sur l'horaire prévu. Enfin, un opérateur du navire de guerre croit voir (à tort) l'appareil perdre l'altitude manœuvre typique d'un avion combat passant à l'attaque, finira par sceller le destin du vol 655 d'Iran Air.