Les contenus les plus piratés sont les logiciels informatiques, les jeux sur console, la musique, les films, les séries, et depuis 2008, les journaux et les livres. Ils sont souvent accompagnés de fichiers .nfo ou FILE ID.DIZ qui contiennent des renseignements sur le groupe de pirates et/ou une description du contenu. Parfois, ces fichiers servent également de moyen de communication pour recruter des membres ou même pour passer un message.
Ces fichiers distribués par les teams (groupes en anglais) sont communément appelés releases, traduisible par « production ».
Le manque à gagner dû à ces réseaux se compterait, d'après les éditeurs, en milliards d'euros. Cependant, ce chiffre est subjectif, personne ne pouvant, même étude à l'appui, déterminer quelle part de ces téléchargements aurait été convertie en achats sans l'existence des moyens de piraterie, principalement d'internet. De plus, deux tendances faussent ce chiffre :
- Une quantité non mesurable de consommateurs se fournissent des warez pour « tester » un produit avant son éventuel achat officiel. De ce fait, le téléchargement sur internet d'un album de musique ne veut pas forcément dire une vente de perdue, dans la mesure où le téléchargeur peut très bien décider d'acheter en magasin ledit album si celui-ci lui plaît. Ou au contraire, une œuvre qu'un téléchargeur n'a que moyennement appréciée n'aurait été achetée que par des gens abusés par la réclame.
- Certains « pirates » téléchargent en très grande quantité, dans un esprit de « collectionneur », et sans être forcément intéressés par tous les fichiers obtenus. Cela implique des acquisitions pour le geste (permis par la gratuité), et qui n'auraient jamais été converties en achat si l'acquisition gratuite n'avait pas été possible.
Le défi des diffuseurs de warez est dans la mise à disposition des Zero day. Des contenus rendus disponibles le jour même de leur annonce de commercialisation officielle, voire avant. Ceux qui parviennent à cet exploit gagnent une sorte d'aura dans la communauté des pirates, et l'accès à des cercles plus étroits.
Les Renseignements généraux français (et en général les services de polices des pays concernés) surveillent de près les opérations des pirates, les infiltrant parfois (tel le Chaos Computer Club France) pour y nouer des relations et obtenir parfois la « collaboration » forcée de certains d'entre eux en échange de l'« oubli » de méfaits.
Le milieu du warez est différent de celui du déplombage, car ceux-ci ont des objectifs différents, respectivement la distribution de fichiers piratés et le piratage de logiciels/jeux pour pouvoir l'utiliser sans licence.