Chirurgical
- thyroïdectomie
- totale
- sub-totale
- partielle
- curage ganglionnaire cervical
il est associé à la thyroïdectomie et son caractère extensif dépend de l'envahissement ganglionnaire régional existant
-
- récurrentiel
- jugulo-carotidien
Médical
- iode radioactif (radiothérapie interne)
- radiothérapie externe
- chimiothérapie
Remise en cause d'un traitement trop systématique par radiothérapie interne
Pour soigner ce cancer, l'iode 131 était en 2006 - avec l’exérèse chirurgicale, le premier traitement, et il était proposé presque systématiquement par les services de médecine nucléaire (à tout stade de la tumeur au moment du diagnostic). Ce traitement dont l'efficacité n'est pas contestée n’avait cependant jamais été scientifiquement évalué en terme risques/bénéfices (conséquences secondaires différées en particulier).
Deux études récentes ont apporté des éléments importants d’information.
- Une étude statistique de l’INSERM dans le Journal of Nuclear Medicine (2600 grossesses analysées) n’a pas montré d’augmentation des fausses couches ou accouchement prématurés chez les jeunes femmes récemment traitées par l’iode 131 mais...
- une méta-analyse (publiée en 2006), compilant trois études (italienne, suédoise et française) faites par Florent de Vathaire et ses collègues, sur la base d’une cohorte de 6 840 patients, a montré que ce traitement augmentait le risque pour le patient ainsi traité de développer un second cancer pour plusieurs types de tumeurs solides (cancers colorectaux, ostéosarcomes et cancers des tissus mous) ainsi que pour les leucémies.
L’étude a montré une relation linéaire entre le degré d'irradiation par l'iode 131 et l’accroissement du risque.
Ces résultats invitent à une réévaluation du traitement du cancer de la thyroïde qui devraient mieux prendre en compte la gravité du cancer. Seuls les cancers différenciés supérieurs à 10 mm, devraient faire l’objet d’un traitement à l'iode 131, mais ceux dont la taille est petite au diagnostic (quelques millimètres ou moins) ne devraient pas systématiquement être traités par administration d'iode 131.
Pour préciser le risque selon le type de cancer, une nouvelle étude est proposée avec 3 autres cohortes françaises (11 000 sujets au total)