La Saga du Commonwealth décrit, de manière vivante et avec une précision égalant presque celle de l'Aube de la Nuit, le Commonwealth intersolaire (intersolar commonwealth), vaste organisation de planètes reliées par des trou de ver (wormholes) permanents permettant une libre circulation des personnes et des biens sur une vaste proportion de la galaxie.
Dans cet univers, les problèmes socio-culturels de la Terre ont été en partie réglés par l'ouverture des nouvelles planètes à la colonisation, d'une part, mais aussi et surtout, par l'invention d'un procédé permettant à tout un chacun (selon ses moyens) de bénéficier d'un traitement de rajeunissement complet tous les cinquante ans environ, et d'une récupération de sa mémoire avec clonage d'un nouveau corps en cas de mort violente, ce qui a rendu de fait l'humanité quasi immortelle.
La population du Commonwealth se compose, dans son écrasante majorité, d'une classe moyenne à l'échelle galactique, en bonne santé, vivant éternellement, et jouissant de libertés civiques très étendues. Une situation qui leur permet de ne pas se faire de soucis pour l'avenir et qui garantit au Commonwealth une prospérité et une tranquillité majeures.
Cependant, la majeure partie de la population (excepté les plus riches qui s'octroient jusqu'au luxe occasionnel d'une vie sabbatique) est obligée de travailler toute sa vie pour se payer le rajeunissement qui lui permettra de passer à la vie suivante. Cet état de fait ne semble cependant pas engendrer de mécontentement autre que marginal.
D'une vie à l'autre, les citoyens sont culturellement incités à laisser en arrière leur passé, ce qui se caractérise par la possibilité d'effacer certains souvenirs, par l'édition directe de la mémoire, et le stockage des souvenirs précieux sur supports sécurisés dans les cliniques de rajeunissement, ainsi que par l'abandon quasi-systématique des anciennes relations amoureuses. Tous les mariages étant des contrats pouvant être rompus avec peu de formalités, en effet dans cet univers comme aujourd'hui l'amour n'est pas éternel.