Les étudiants américains préfèrent le piratage à la gratuité

Publié par Adrien le 13/07/2006 à 00:00
Source: Ratiatum.com sous Licence Creative Commons by-nc-sa
Le Wall Street Journal fait le bilan des services de musiques légaux et gratuits offerts sur les campus des universités américaines. Même gratuits, les étudiants n'en veulent pas. En cause: les DRM.

Ca devait être pour l'Association américaine de l'industrie du disque (Le mot disque est employé, aussi bien en géométrie que dans la vie courante, pour désigner une...) (RIAA) le meilleur rempart (Un rempart est un élément de fortification entourant un bourg, une ville ou une...) contre le piratage dans les universités. Alors que l'usage (L’usage est l'action de se servir de quelque chose.) du Peer-to-Peer ( ) (P2P) battait son plein dans les campus (Un campus (du mot latin désignant un champ) désigne l'espace rassemblant les...), la RIAA a menacé en 2004 les responsables d'Universités de les traîner en justice s'ils ne faisaient rien pour enrayer l'hémorragie (Une hémorragie est un saignement, un écoulement du sang en dehors de son circuit naturel...) due à l'utilisation des Kazaa, eDonkey et autres BitTorrent (BitTorrent est un protocole de transfert de données poste à poste (P2P) à travers un réseau...) sur leurs réseaux. Par peur d'être ainsi poursuivis, et voyant là l'occasion de réaliser quelques économies de bande passante (La bande passante (angl. bandwidth) est un intervalle de fréquences pour lesquelles la...), 120 lycées et universités aux Etats-Unis ont signé des accords de partenariat avec les plates-formes musicales marchandes (en particulier Napster (Napster est souvent considéré comme le premier réseau P2P. Son architecture était...), Rhapsody, Ruckus et Cdigix).

Avec ces partenariats, les étudiants pouvaient accéder gratuitement aux catalogues des plates-formes pour écouter ou télécharger de la musique en toute légalité. Les frais étaient assumés par l'école ou ajoutés aux frais d'inscription dans la colonne "frais culturels". Mais à l'heure (L’heure est une unité de mesure du temps. Le mot désigne aussi la grandeur...) du bilan, les Universités constatent que leurs étudiants n'ont pas migré en masse (Le terme masse est utilisé pour désigner deux grandeurs attachées à un...) vers les services légaux, et qu'ils sont même de plus en plus nombreux à les abandonner. Dans le Wall Street (Wall Street est le nom d'une rue située dans le sud du borough de Manhattan à New York...) Journal, Nick Timiraos explique que la faute est entièrement due aux DRM.

"Lorsque l'on parle de musique en ligne, même la gratuité n'est pas suffisante pour convaincre beaucoup d'étudiants d'utiliser des services de téléchargements légaux", écrit le journaliste (Un journaliste est une personne dont l'activité professionnelle est le journalisme. On parle...). "Certaines écoles ont laissé tomber leurs services, et d'autres pensent le faire ou se tourner vers d'autres fournisseurs". Timiraos raconte l'exemple de cet étudiant de la prestigieuse université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la...) de Cornell, qui s'est immédiatement détourné de l'abonnement Napster proposé par l'établissement lorsqu'il a lu que ses morceaux de musique ne seraient plus lisibles une fois son cursus scolaire terminé. "Après avoir lu ça je n'ai même plus voulu l'essayer", se rappelle l'étudiant. A West Lafayette, les étudiants peuvent écouter les morceaux sur leur ordinateur (Un ordinateur est une machine dotée d'une unité de traitement lui permettant...), mais il faut payer pour graver le morceau ou pour le transférer sur un baladeur. A l'Université George Washington (La George Washington University (GWU, Université George Washington en français) est une...), les responsables constatent que le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre...) d'utilisateurs de leur abonnement Napster a chuté de moitié entre la première et la deuxième année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié...).

En plus des restrictions d'usage, les étudiants se plaignent énormément de l'absence d'interopérabilité (L’ interopérabilité est la capacité que possède un produit ou un...). Selon une étude de Student Monitor (Le cuirassé Monitor de 1862 est un bateau de l'US Navy qui doit sa célébrité au fait qu'il est...), ils sont 19% à posséder un Mac et 42% à posséder un iPod, et aucune des plates-formes associées aux universités ne permet la lecture des morceaux sur ces systèmes Apple (Apple, Inc. (Apple Computer, Inc. jusqu'en janvier 2007 ; apple signifie « pomme »...).

La RIAA, elle, assure qu'elle continuera de porter plainte contre les étudiants qui préfèrent télécharger des MP3 sans DRM sur des outils P2P.

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