Abbaye de Silvacane

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Introduction

Ancienne abbaye

de Silvacane
Vue générale de l'édifice
Latitude

Longitude
43° 42′ 58″ Nord

5° 19′ 45″ Est / 43.7162, 5.3292
PaysFrance France
RégionProvence-Alpes-Côte d'Azur
DépartementBouches-du-Rhône
VilleLa Roque-d'Anthéron
CulteCatholique romain
TypeAbbaye
Rattaché àOrdre cistercien
Début de la constructionXII siècle
Fin des travauxXIII siècle

XV siècle
Style(s) dominant(s)Roman cistercien

Gothique
Classé(e)Monument historique

L**’abbaye de Silvacane** est une abbaye cistercienne située sur la commune de La Roque-d'Anthéron, dans les Bouches-du-Rhône. Elle a été créée en 1144 par Bernard de Clairvaux.

Elle fait partie des « trois sœurs provençales » avec Sénanque et le Thoronet, qui témoignent du grand rayonnement de l’ordre cistercien en Provence.

Elle doit son nom au roseaux de la Durance, au bord de laquelle elle est implantée. En effet, fondé dans un site marécageux et rempli de roseaux, ce lieu lui qui donna son nom « Silva Cana » : forêt de roseaux.

C'est la plus récente des trois abbayes cisterciennes de Provence et la seule qui n'ait pas retrouvé une activité conventuelle.

Histoire

C'est un groupe de cisterciens de Morimond qui prit en main l'abbaye de Silvacane dès son affiliation à l'ordre de Cîteaux et effectua les travaux de bonification des terres environnantes. Protégée par les grands seigneurs de Provence, l'abbaye prospéra pour fonder à son tour une filiale à Valsainte près d'Apt. Mais le sac de 1358 par le seigneur d'Aubignan et les grandes gelées de 1364 qui anéantirent les récoltes d'olives et de vin entraînèrent le déclin et, en 1443, l'abbaye était annexée au chapitre de la cathédrale d'Aix-en-Provence. Devenue église paroissiale de la Roque-d'Anthéron au début du XVI siècle, elle subit des dégradations pendant les guerres de religion. Lorsque la Révolution éclata, les bâtiments étaient à l'abandon ; vendus comme bien national, ils furent transformés en ferme. Depuis le rachat par l'État en 1949, ils ont progressivement restaurés : ainsi sur des fondements découverts en 1989 ont été restitués, à l'Ouest, des bâtiments monastiques, le mur d'enceinte ainsi que l'hôtellerie des moines.

Architecture

L’église abbatiale, qui fut construite de 1175 à 1230, présente à l'intérieur de hauts vaisseaux couverts de voûtes en berceau brisé, qui reposent sur de puissants supports cruciformes. Il faut remarquer également les motifs d'une très grande précision qui composent ses chapiteaux. La salle du chapitre et la salle des moines sont du XIII siècle. Le cloître, lui aussi du XIII siècle, dont les galeries sont assez austères, accèdent à un préau par une série de baies en plein cintre . Le but de l'austérité des bâtiments était à cette époque, de ne pas détourner l'attention des moines qui devaient rester concentrés dans leurs prières. À l'Est, la salle des moines est dotée d’élégantes voûtes gothiques du XIII siècle. Côté nord du cloître, le grand réfectoire, reconstruit en 1423. Celui-ci est plus richement ornée que le reste du monastère car il a été bâti à un moment où la règle de saint Bernard était respectée avec bien moins de rigueur et d'austérité.

L’abbaye a été transformée en ferme à la Révolution.

L'abbaye aujourd'hui

Rachetée par l'État en 1846, elle a conservé en grande partie son aspect d’origine grâce à l’intervention au travail des architectes des monuments historiques, qui l’ont restaurée durant près d’un siècle. Elle accueille chaque année quelques prestigieux concerts du célèbre Festival de Piano de la Roque-d'Anthéron et du Festival International de Quatuors à Cordes du Luberon.

Salle capitulaire de l'abbaye