Acanthite
Inventeur et étymologie
Décrit par G. A. Kenngott en 1855. Du grec ancien ἄκανθα ákantha (« épine »), en allusion à sa forme des cristaux du topotype.
Topotype
Jáchymov (ex St Joachimsthal), Ostrov, Krušné Hory Mts (Erzgebirge), Région de Karlovy Vary, Boheme – Tchéquie.
Cristallographie

Acanthite, unité cellulaire
Le sulfure d'argent Ag2S se présente sous deux polymorphes :
- acanthite, monoclinique, groupe d'espace P 21/n
- argentite, cubique, groupe d'espace
La transition entre les deux polymorphes se fait à 179 °C. L'acanthite est la forme stable. L'argentite n'existe qu'à plus de 179 °C, en dessous, elle se transforme petit à petit en acanthite.
- Les paramètres de maille conventionnelle sont : a = 4.229, b = 6.931, c = 7.862, Z = 4; beta = 99,61 ° V = 227.21 Den(Calc)= 7.24
Gîtologie
- Ag2S a une genèse hydrothermale de température basse et moyenne. L'argentite est souvent associée aux « argents rouges » (proustite et /ou pyrargyrite) et à l'argent métallique et peut co-croître avec la galène dans les « galènes argentifères ».
- L'acanthite se présente normalement comme pseudomorphose d'acanthite sur de l'argentite.
- On a rapporté l'existence d'une phase de température encore plus élevée (Ag2S-I).
Gisements remarquables
Ce minéral est assez bien représenté dans le monde.
- En Amérique du sud: Guanajuato au Mexique et Chañarcillo au Chili.
- En Europe : Mine d'Himmelfahrt Freiberg, et Schneeberg en Saxe Allemagne ; Jáchymov en Tchèquie ; Kongsberg en Norvège ; et au Monte Narba en Italie.
- En France : Les Chanterelles Brioude Haute-Loire ; Lagarde La Bastide-de-Sérou Ariège