Les méthodes utilisées varient énormément, et comme toute méthode statistique, produisent des résultats qui doivent être analysés prudemment.
Les principales méthodes permettent de comparer les risques d'avoir un accident :
- par centaine, millier, million de kilomètres parcourus avec un mode de transport donné ;
- par temps d'exposition au risque durant son déplacement ;
- par déplacement (on considère chaque motif de destination et le trajet par une personne depuis sa position initiale jusqu'à cet objectif comme un déplacement).
Risque dans les déplacements urbains
Si l'on considère que le risque d'accident corporel est de 1 en automobile, selon le premier mode de calcul, les chiffres en France indiquent que le risque d'accident est de :
Ces chiffres prennent encore plus de contraste si l'on raisonne en fonction de l'exposition au risque selon la durée du déplacement. Les statistiques doivent ici prendre en compte la durée moyenne d'un déplacement. Par exemple, le vélo, en moyenne trois fois plus rapide que la marche à pied, réduit le risque par rapport à celle-ci d'un facteur compris entre 2 et 3 pour une même distance, mais le risque reste sensiblement le même si la durée du déplacement est la même.
Risque dans les déplacements interurbains
Globalement, on obtient les mêmes tendances que dans les déplacements urbains, avec un renforcement du risque pour les usagers dits faibles, les infrastructures n'étant pas conçues pour eux dans ce type de déplacements. Les transports en commun voient également leur niveau de risque augmenter, mais restent tout de même largement en dessous de celui de l'automobile.
Les autoroutes sont réputées sûres, et elles présentent effectivement un faible taux d'accident par km parcouru, mais le risque mortel relatif y est beaucoup plus élevé, sans doute en grande partie dû aux poids lourds qui doublent le risque en cas d'accident : 5,2% d'accidents de poids lourd causent 13,1% de fatalité.