Introduction
L'architecture ottonienne est consacrée à la magnificence de l'image de l'empereur Otton I, au X siècle. C'est une architecture spécifique au Saint-Empire romain germanique qui est en partie à l'origine de l'architecture romane.
L'architecture ottonienne est consacrée à la magnificence de l'image de l'empereur Otton I, au X siècle. C'est une architecture spécifique au Saint-Empire romain germanique qui est en partie à l'origine de l'architecture romane.
Le siècle de l'an mille est un siècle d'expériences et de réminiscences, de retours au passé.
Au X siècle, l'empire germanique est le principal foyer artistique en Occident. L'empereur et les grands ecclésiastiques donnent une impulsion déterminante à l'architecture.
L'architecture ottonienne puise son inspiration à la fois dans l'architecture carolingienne et dans l'architecture byzantine. En effet, ces deux styles architecturaux se réclament de l'Empire romain et sont les plus proches exemples de l'art dédié au souverain. Si la femme d'Otton, Théophano Skleraina, était la fille de l'empereur de Byzance, c'est tout de même l'art carolingien qui a le plus influencé l'architecture ottonienne.
L'architecture religieuse ottonienne semble délaisser le plan centré, malgré quelques exemples : à Ottmarsheim (XI siècle, Alsace), le déambulatoire est octogonal comme celui de la chapelle palatine d'Aix-la-Chapelle. On peut retrouver une évocation de l'octogone central d'Aix dans l'abside de l'abbatiale de la Trinité d'Essen. À Nimègue (Pays-Bas), l'évocation est plus nette dans la chapelle Saint-Nicolas du Valkhof (vers 1050). Le plan basilical d'inspiration romaine est le plus courant. L'architecture ottonienne conserve la figure des deux chevets symétriques carolingiens et lui donne même un grand essor. Tours et clochers sont placés à l'extérieur des édifices afin d'accentuer la taille du bâtiment et la puissance des deux chevets.

Saint-Michel d'Hildesheim, Basse-Saxe, Allemagne