Après l'invasion arabe de 711, les Wisigoths résistèrent non seulement dans la région des Asturies, qui devint le berceau de la future nation espagnole, mais également en Catalogne et en Septimanie (Languedoc et Roussillon).
En Catalogne, une série de seigneuries wisigothiques résistèrent à l'envahisseur arabe dès 716. En 786, plusieurs de ces seigneuries (Cerdagne, Gérone, Urgell, Emporda, Osona) se placent sous la protection de Charlemagne et seront intégrées à la Marche d'Espagne carolingienne.
La Septimanie était une partie du royaume wisigothique de Toulouse (419-507) et regroupait les sept diocèses de Narbonne, Béziers, Nîmes, Lodève, Uzès, Agde et Maguelonne : elle correspond donc aux actuelles régions du Languedoc et du Roussillon, qui dépendait de l'évêché de Narbonne. Fait remarquable, la Septimanie continua à faire partie du royaume wisigothique de Tolède (507-711) après que les Wisigoths aient perdu le sud-ouest de la France : en effet, après avoir été vaincus par Clovis à Vouillé en 507, les Wisigoths ont rapidement récupéré la Septimanie, grâce à l'intervention de Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths d'Italie. En 720, les musulmans prennent Narbonne et installent un gouverneur chargé de surveiller les comtes wisigoths qui avaient accepté de se soumettre. En 759, Pépin le Bref libère Narbonne et les musulmans se retirent au sud des Pyrénées.
Louis le Pieux, fils de Charlemagne, rassembla les comtés catalans de la Marche d'Espagne et les comtés de Septimanie au sein du Marquisat de Gothie.