Introduction
Le mercure est présent dans la croûte terrestre, généralement en profondeur ou piégé dans le sol. Certains affleurements en contiennent des quantités plus importantes. Ce sont les endroits qui ont été utilisés comme mines de mercure, dès l'antiquité parfois.
Une source de mercure est le dégazage progressif de la croûte terrestre. Ce phénomène est responsable du relargage de quantités importantes de mercure. Néanmoins, du fait de son universalité, à un endroit donné, ce phénomène joue un rôle mineur. Plus localement, les phénomènes volcaniques et certains geysers peuvent aussi être à l'origine d'émission atmosphérique importante de mercure. Ils en sont les principales sources naturelles ..
Les activités humaines par contre tendent à bouleverser le cycle biogéochimique du mercure. On a donné en 1988 les chiffres suivants :
– émissions naturelles : 6 000 t/an ;
– émissions artificielles : 1 100 t/an.
Certaines actions humaines sont des sources avérées et importantes de mercure, en particulier la combustion du charbon, l'incinération de déchets contenant du mercure, l'orpaillage illégal en zone tropicale et certaines activités industrielles. Malgré l'interdiction du mercure pour un nombre croissant d'usages, le taux de mercure dans les poissons marins ne cesse de croître, et il atteint des seuils très préoccupants chez de nombreux mammifères marins. Il est neurotoxique, toxique, écotoxique et joue un rôle de perturbateur endocrinien.
Bien qu'issus de sources réputées fiables, les chiffres donnés ci-dessous le sont à titre indicatif et ne sauraient être considérés comme les plus récents. Les aspects toxicologiques du mercure sont abordés dans l'article aspects toxicologiques du mercure.