Beagle 2 était embarqué à bord de la sonde européenne Mars Express, il était ensuite prévu que les deux sondes se séparent une quinzaine de jours avant le contact avec Mars. Les concepteurs de Beagle 2 avaient pris le parti d'une sonde légère et peu coûteuse, elle ne possédait aucun moyen de propulsion et devait simplement poursuivre sur sa lancée après le largage par Mars Express. Par ailleurs, aucun paramètre de Beagle 2 ne pouvait plus être vérifié après la séparation car les moyens de communication radio avec Mars Express, qui lui servait aussi de relais avec la Terre, ne devaient être déployés qu'après l'atterrissage sur Mars. La sonde européenne était donc muette, et donc les techniciens aveugles, pendant la phase la plus délicate de son voyage. Après avoir quitté l'orbite martienne, elle devait descendre dans l'atmosphère de la planète, profiter du freinage aérodynamique, ouvrir un parachute, puis un second. Devait suivre le gonflement de ballons tout autour de l'appareil pour amortir le choc lorsqu'il percuterait la surface planétaire en rebondissant sur ces sacs de protection. Le déploiement de panneaux en forme de pétale devait lui permettre de se redresser et s'orienter automatiquement.