Le développement des cyclones extratropicaux a lieu le long de fronts météorologiques où on retrouve un cisaillement vertical important des vents. Ils sont donc classés comme des cyclones barocliniques. Ce cisaillement crée en altitude le courant-jet autour duquel on retrouve des zones de subsidence et d'ascendance de l'air. En effet, les vents au cœur du courant-jet sont plus forts qu'autour de celui-ci. Lorsqu'il se déplace, on a une accumulation d'air dans la zone d'où il s'approche et une perte dans celle qu'il délaisse. Dans les quadrants de divergence, on a une perte d'air en altitude ce qui crée un appel d'air des couches inférieures et génère une convergence en surface pour compenser.
Ce processus donne deux choses: une diminution de la pression à la surface, car la masse de la colonne d'air à cet endroit est moindre, et la rotation cyclonique de l'air, à cause de la déviation par la force de Coriolis. Le passage du courant-jet au-dessus d'une zone frontale plus ou moins stationnaire est donc l'initiateur de ce type de dépressions météorologiques.
Une rapide chute de la pression atmosphérique dans les cyclones extratropicaux est due à des forces importantes exercées par le courant-jet. Lorsque les pressions descendent de plus d'un millibar par heure, on nomme un tel cyclone une bombe. Ces bombes font rapidement chuter la pression à moins de 980 hPa lorsque les conditions leur sont favorables, par exemple à proximité de gradients de température naturels comme le Gulf Stream qui s'ajoutent à une zone frontale déjà présente dans l'atmosphère. Plus la divergence dans les hautes couches est importante, plus le cyclone se renforce. Ces cyclones extratropicaux ont une puissance comparable à celle d'un ouragan et se forment le plus souvent sur l'Atlantique Nord et le Pacifique Nord entre la mi-novembre et la fin de février.
La pression la plus basse, mesurée aux États-Unis, lors d'un cyclone extratropical fut de 951,7 millibars le 1 mars 1914 à Bridgehampton (New York). Entre le 4 et le 5 janvier 1989, un cyclone extratropical au Canada fit chuter la pression à 928 millibars, ce qui équivaut à un ouragan de classe 4.