En chinois, ce buddleia est nommé 大叶醉鱼草 "da ye zuiyucao", formé de "zuiyucao" buddleia, morphologiquement « plante enivrant les poissons » et "da ye" « grande feuille ». Les fleurs mises dans l’eau sont réputées enivrer les poissons, ce qui n’est pas surprenant sachant que des terpénoïdes ont été découverts dans la plante.
Il est possible que la première mention de "zuiyucao" 醉鱼草 (buddleia) se trouve dans le Grand Traité de Matière Médicale ("Bencao gangmu" 本草綱目), rédigé par Li Shizhen dans la deuxième moitié du XVI siècle. Mais l’usage ornemental semble lui, très récent. D’après Peter Valder ce buddleia n’aurait commencé à être utilisé comme plante ornementale en Chine que sous l’influence occidentale. Il déclare d’ailleurs ne l’avoir jamais vu dans les jardins traditionnels.
Le nom du genre "Buddleja" est dédié au révérend Adam Buddle (1660-1715), un médecin, pasteur et botaniste amateur anglais. Le nom d’espèce davidii est dédié au père Armand David, missionnaire lazariste, qui parcouru la Chine dans les années 1860-70 à la recherche de plantes et d’animaux inconnus des occidentaux. Il découvrit ce buddleia en 1869 au centre de la Chine et en fit une première description avant que son correspondant au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, le botaniste Franchet en donne une description officielle publiée en 1887.
Son nom commun "Arbre aux papillons" vient du fait que ses fleurs produisent un nectar très parfumé qui attire un grand nombre de papillons, abeilles et autres insectes.
Malgré une première description botanique faite en 1869 par le père David, ce buddleia resta inconnu en Europe jusqu’à ce que le docteur Augustine Henry, un botaniste anglais, ne le redécouvre en 1890 dans le Sichuan. En 1895, les premiers semis français sont faits dans la propriété de la famille Vilmorin à Verrières-le-Buisson. Auguste Louis Maurice de Vilmorin avait reçu des graines de l’abbé Soulié, missionnaire en Chine. La plante sera largement cultivée à partir de 1916.