Bugatti Type 41

Restez toujours informé : suivez-nous sur Google (☆)

Introduction

« Voiture faite pour les rois et qu’aucun roi n’acheta jamais », la Bugatti Royale est une des voitures les plus célèbres de l’histoire de l’automobile. Trois fois plus chère qu'une Rolls-Royce (2 millions d'euros actuels), elle surclassait les Hispano-Suiza et les Duesenberg.

Le bouchon de radiateur de cette voiture de proportions monumentales a été réalisé par Rembrandt Bugatti.

Seulement 7 Royale ont été construites, dont 3 seulement furent vendues du vivant d'Ettore Bugatti.

Le prototype

Moteur : 8 cyl. en ligne de 14,7 litres (A x C : 125 x 150 mm)
Châssis : empattement 4,60 m

Ce prototype portait le n° 41.100 et a porté 4 carrosseries successives :

  • torpédo (carrosserie récupérée sur une Packard)

  • coupé fiacre (par Ettore Bugatti)

  • berline de style hippomobile (par Ettore Bugatti)

  • coach (par Weyman)

Il a été détruit au cours d'un accident (Ettore Bugatti était au volant).

Les 6 voitures de série

Moteur :

8 cyl. en ligne

12,763 litres (A x C : 125 x 130 mm)

1 ACT ; 3 soupapes par cylindre

1 seul carburateur, construit par Bugatti sur mesure pour son moteur

Pas de compresseur

Puissance estimée : 300 ch à 1700 tr/min

Ce moteur était similaire au moteur des Type 35 "Grand Prix" (à l'exception de sa cylindrée hors normes…).

Châssis : empattement 4,26 m

Le 1 châssis de série portait le même n° que le prototype, ce qui a provoqué une certaine confusion chez les historiens de La Marque.

Elles existent toujours. Le coupé Napoléon et la limousine Park Ward sont visibles au musée Schlumpf à Mulhouse.

41.100

Coupé de ville, chef-d'œuvre signé Jean Bugatti.

Cette voiture, le "coupé du Patron", était la voiture personnelle d'Ettore Bugatti. Il est aussi connu sous le nom de coupé Napoléon. (exposé actuellement à la collection Schlumpf à Mulhouse)

41.111

Roadster Esders, autre chef-d'œuvre de Jean Bugatti.

Le 2 propriétaire du châssis 41.111 a fait démonter la sublime carrosserie de Jean Bugatti pour la faire remplacer par une mauvaise copie du coupé du Patron exécutée par le carrossier Binder. Après avoir déposé le roadster, Binder l'a conservé dans ses ateliers ; ce chef-d'œuvre a malheureusement été détruit pendant ou juste après la guerre.

Petite anecdote concernant le roadster Esders : Armand Esders ne conduisait jamais la nuit et il avait donc demandé à Bugatti de lui livrer sa Royale sans phares, et c'est toujours ainsi qu'elle apparaît sur les photos d'époque. La reconstruction exposée au musée Schlumpf est parfois présentée avec des phares. Il ne s'agit pas d'une erreur : Bugatti avait effectivement équipé le roadster Esders de phares, mais ceux-ci étaient amovibles (Bugatti avait même fourni un coffret pour les ranger une fois démontés) car il arrivait que le chauffeur d'Esders doive ramener la voiture de nuit pendant que son patron rentrait en train.

41.121

Cabriolet, par Weinberger.

41.131

Limousine, par Park Ward.

41.141

Coach, par Kellner.

41.150

Double berline style hippomobile, par EB.

La 7 Royale

Les frères Schlumpf ont entrepris de reconstruire le roadster Esders à partir d'un châssis authentique faisant partie des pièces qu'ils avaient achetées après la fermeture des usines Bugatti et d'un moteur d'autorail Bugatti (les autorails Bugatti étaient motorisés par des moteurs de Royale légèrement modifiés). La carrosserie a été refaite par des compagnons d'après les dessins de Jean et selon les techniques de l'époque. Cette reconstruction du roadster Esders, bien que ne sortant pas des ateliers Bugatti, est digne de La Marque et est visible au musée Schlumpf.