Carburateur à boisseau
Les motos sont souvent équipées d'un carburateur à boisseau et aiguille : le flux d'air est contrôlé par un boisseau cylindrique, qui plonge perpendiculairement dans le flux d'air, boisseau solidaire d'une aiguille conique, qui plonge dans le gicleur, permettant de piloter plus finement le mélange air-essence.
Carburateur à dépression
Le carburateur à dépression est une évolution du précédent, le boisseau étant déplacé par une membrane sensible à la pression et, donc au flux d'air, ce dernier étant assuré par un papillon. Ce système empêche l'étouffement du moteur en cas d'ouverture brutale des gaz, car même si le papillon est ouvert en grand, le boisseau détecte que l'aspiration du moteur est faible et, ne nécessite donc pas une grande quantité de gaz.
Le carburateur à vide
L'admission aspire un mélange d'air et de vapeur de carburant dans le cylindre (contrairement aux moteurs Diesel). Afin de « vaporiser » le carburant, on a recours à un dispositif extérieur : le carburateur. Il s'agit de pulvériser le carburant dans un courant d'air, de sorte que la proportion théorique parfaite à obtenir soit de 1/15ème (1 volume de carburant pour 15 volumes d'air). Malheureusement ce mélange dit "stoechiométrique" est dans la pratique extrêmement difficile à réaliser, notamment sur toute la plage de régimes de fonctionnement du moteur, c'est pourquoi beaucoup de carburant arrive sous forme liquide dans les cylindres et ne peut donc pas brûler correctement. Pire, la vaporisation étant endothermique, il se condense sur les parois, abîmant les cylindres et les pistons, absorbant une partie de l'énergie de la combustion et, se dissociant en polluants (ozone).
Pour éviter cela, il est indispensable de vaporiser totalement le carburant. L'énergie investie pour vaporiser ce carburant (par une basse pression, comme son nom l'indique) est très largement compensée par l'augmentation du rendement, ce qui permet de brûler un mélange plus pauvre et donc moins polluant.
L'un des principaux problèmes rencontrés en matière de pollution par les moteurs fonctionnant à l'essence est précisemment le fait du rejet "d'imbrûlés" à la sortie de l'échappement, outre les lois de distribution (croisement de souspapes, si l'on savait parfaitement mixer l'essence (incompressible) avec l'air (compressible) et ceci, dans les bonnes proportions (1/15ème) et à tous les régimes, alors cette "mixture", qui se doit d'être parfaitement homogéne jusque dans la chambre de combustion, serait par conséquent entièrement et réellement "brûlée".
Dans cette hypothèse, outre le fait d'une réduction très significative de la consommation, la pollution relevée à la sortie des gaz d'échappement serait donc pratiquement nulle et, en tout état de cause infiniment moindre que celle produite par les moteurs Diesel fonctionnant au gas-oil qui générent outre du dioxyde de carbone (CO2), des suies (fines particules) potentionnellement cancérigènes.