Le canoë-kayak d'eau calme se pratique bien sûr de deux façons différentes. Les deux types d'embarcations oblige le kayakiste ou le canoéiste à adopter des techniques différentes, même si très souvent les concepts sont les mêmes.
Kayak : Le kayakiste est assis dans son bateau et ses pied repose sur une barre communément appelé "Barre à pied". Cette dernière est perforée sur son long pour laisser dépasser la barre de gouverne qui contrôle son gouvernail. C'est là une différence majeure entre les deux types de bateaux, puisque le canoë est entièrement contrôlé par la rame. Le kayakiste est assis assez près de la barre à pied, ses jambes étant passablement recourbées pour permettre la poussée. Il faut comprendre que ce n'est pas le kayak qui avance sur l'eau, mais l'eau qui avance sous le kayak. Tout le mouvement est pensé pour tirer le bateau, non le pousser.
La force de traction du kayak contrairement à ce que l'on peut croire n'est pas créée par les bras qui sont en fait accessoires au mouvement. Toute la force vient de deux axes très efficaces du corps humain, soit les jambes et le tronc. Rapidement, le mouvement peut être disséqué en trois parties. Le "catch" qui consiste à entrer une palme de la pagaie dans l'eau avec vigueur et avec le bon angle pour permettre une bonne prise dans l'eau. Ensuite vient le "bloc" qui consiste à bloquer ses bras, durcir son tronc et à l'aide de sa jambe du côté de la palme utilisé amorcer une traction en poussant sur la barre. L'effet escompté est de pousser la hanche qui fera tourner le tronc. Cela avec la synergie du bloc des bras permettra à la pagaie de tirer de l'eau. L'image que les entraîneurs utilisent pour décrire le mouvement est que la pagaie doit entrer à chaque coup dans un bloc de béton fendu pour y laisser passer la pagaie. Celui-ci ne bougera pas, c'est le kayak qui va avancer avec l'aide de la traction du tronc et de la hanche. Finalement, le mouvement est finalisé par la "sortie" qui consiste à relever le coude à la fin du mouvement de jambe pour préparer l'autre coup.
Le Canoë : Le mouvement du canoë est différent, mais le concept est le même (penser au bloc de béton). Le mouvement est amorcé par la hanche du côté de la rame (on ne rame que d'un côté en canoë) qui avance au maximum vers l'avant. Le but est d'aller chercher le plus de distance possible vers l'avant. Ensuite, le canoéiste laisse tomber son poids dans l'eau. Au moment ou la rame est complètement immergée, il se relève. Par le fait même il tirera son bateau à l'aide de cet appui dans l'eau. Dès que ce mouvement s'amorce, il commence déjà à prévoir le prochain en repropulsant sa hanche vers l'avant. La direction est assurée par des coups plus au large ou un des coups de poignet à la fin du coup ("coup en J" ou "courant J").
La difficulté du sport provient de l'instabilité des bateaux. En effet, le mouvement technique ne serait pas si dur à appliquer si l'embarcation n'était pas si versante. Mais le but du sport est d'aller le plus vite possible, d'où la nécessité d'embarcations profilées. Le kayakiste ou canoeiste est donc en constante situation de précarité et même les meilleurs au monde ont des pertes d'équilibre, surtout dans les fins de courses ou le corps est fatigué par l'effort.
De nombreux type d'embarcations sont disponibles pour la course. Du bateau monoplace, au biplace, au quadriplace. Dans le jargon on qualifie le type d'embarcation par sa première lettre et son nombre de place. Par exemple, un kayak biplace sera dénommé K-2 ou C-2 pour un canoë biplace. Le but de la course est d'arriver le premier à la fin tout en restant dans son bateau et ne sortant pas de son corridor. Des officiels suivent les courses dans des embarcations motorisées et peuvent disqualifier des bateaux durant la course.