Chapelle de Saint Igny

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Introduction

Chapelle de Saint Igny
Latitude

Longitude
47° 35′ 2.25″ Nord

6° 15′ 20.25″ Est / 47.5839583, 6.255625
PaysFrance
RégionFranche-Comté
DépartementHaute-Saône
VilleVillers-le-Sec
Cultecatholique romain
Typechapelle
Rattaché àarchevêché de Besançon
Début de la constructionXIII siècle
Fin des travauxXIII siècle
Style(s) dominant(s)architecture romane
Protection Inscrit MH
Localisation


Chapelle de Saint Igny

La Chapelle de Saint Igny est une chapelle située en Haute-Saône sur le territoire de la commune de Villers-le-Sec dont elle est la propriété. C'est l'un des rares témoignages subsistant de l'architecture romane du département. Elle a été inscrite aux monuments historiques le 16 mai 1979.

Historique

Dépendant à l'origine de la commune de Noroy-le-Bourg, où les évêques de Besançon se sont constitués un domaine temporel à partir du XII siècle, la chapelle doit sa fondation à la volonté des évêques d'installer sur leur territoire un hospitium. Dans la tradition chrétienne du Moyen Âge, l'assistance relève en effet de la responsabilité privilégiée des hommes d'Église, évêques et moines à une époque où les famines et les épidémies, en particulier le mal des ardents, frappent les populations. Sa dédicace à Saint Aignan, huitième évêque de Besançon et inventeur des reliques de Saint Ferjeux et Saint Ferréol vénérés pour leurs dons de guérison, confirme cette orientation. Il existe peu de documents historiques sur l'hospitium dont il ne subsiste que la chapelle, si ce n'est une mention dans un texte daté du XIV siècle, où Eudes de Rougemont, archevêque de Besançon, rattache les revenus de la capellam et dominum sancti Aniani propè Noroy à ceux du chapitre de Besançon. Le domaine était asencé et il le fut notamment en 1291 au clerc Nicolas, qui en avait la jouissance et devait avoir soin du mobilier et des instruments. Il était tenu de laisser une bonne charrue s'il cessait d'en jouir.

Description

L'édifice, qui semble avoir été plus important, comporte une nef unique à deux travées. La charpente repose sur une poutre maitresse, qui s'appuie sur deux chapiteaux sculptés. Un arc triomphal sépare la nef de l'abside en cul de four à l'intérieur et à trois pans à l'extérieur. Cinq baies romanes éclairent l'intérieur. Huit contreforts soutiennent les poussées de la toiture en lave. Le sanctuaire abrite un Christ en croix en bois polychrome du XIII siècle, une Vierge à l'Enfant du XV siècle et une statue de saint Aignan du XV siècle. Au sol, une tombe anonyme porte une croix en relief.